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Mardi 19 février 2019 - 13:30
Moissac
82200
Tarn-et-Garonne
Impact du concept SOBAC en production arboricole
Echanges avec des utilisateurs en arbo

L’objectif de cette journée était d’avoir des échanges-débats sur l’impact du concept SOBAC en production arboricole. Pour ceci, 4 arboriculteurs ayant entre 4 ans et 20 ans d’utilisation du concept SOBAC dans différentes productions ont témoigné. Voici un résumé de leurs témoignages.

 

M. BOTTEON : PRODUCTION DE PRUNES D’ENTE, NOISETTES ET CEREALES.


J’ai connu le Bactériosol il y a environ 20 ans. Je faisais partie d’un CETA et on nous a présenté le produit. Le technicien avait fait des essais dans des vases. Quand on a vu la différence de système racinaire, j’ai voulu essayer et nous l’avons généralisé très rapidement sur toute l’exploitation. Aujourd’hui en prune, j’utilise que le Bactériosol et 60 unités d’azote. En céréales, j’ai diminué l’azote d’un tiers. Je n’ai pas vu de changement de la qualité gustative,  bien au contraire. Avant, je mettais beaucoup de potasse pour faire le taux de sucre et là cela fait 20ans que je n’en mets plus et tout va bien, même au niveau de mes analyses de sol et bien sûr de mes rendements. Avant, j’avais des problèmes de chlorose, j’ai toujours un sac de Séquestrène dans mon local phyto depuis 10 ans qui n’a pas bougé.  Une observation que je peux souligner,  c’est lorsqu’on a un printemps humide et sec, cela a du mal à partir mais lorsque les sols se réchauffent, cela rattrape vite. Il y a 4 ans, nous avons fait un profil de sol comparatif, du côté Bactériosol, les racines descendaient à 3 m tandis que du côté témoin, elles s’arrêtaient à 1,5m. Il faut reconsidérer la vie des sols et avoir des pratiques en ce sens.

Consulter le témoignage complet de M. Botteon

 

M.  ET MME MARTIN : PRODUCTION DE KIWIS EN BIO


J’ai connu le Bactériosol par un copain Nantais qui fait des kiwis sur de très mauvaises terres. Il utilisait le Bactériosol depuis 4 ans et en était très satisfait, du coup j’ai voulu l’essayer. Avant d’être en bio, je mettais de la potasse, du phosphore et 220 unités d’azote. Je suis en bio depuis 2009 et j’utilise le Bactériosol depuis 4 ans avec 50-80 unités d’azote sur des terrains très graveux.  Lors de l’épandage du produit, je me suis trompé au niveau dosage, je suis passé à 600 kg sur quelques rangs et j’ai remarqué une forte différence au niveau qualité gustative, du coup, je reste sur ce dosage. Je fais même un essai depuis 2 ans avec zéro unité d’azote et la parcelle ne décroche pas. En calibre, je suis à 27-30 pour du bio. Pour revenir à la qualité gustative, c’est vraiment flagrant, nous avons fait une dégustation à l’aveugle avec plusieurs personnes, tout le monde a été unanime avec les 600 kg de Bactériosol concentré, on ne retrouve plus l’acidité, bien évidemment avec un stade de récolte identique. On ressort des taux de sucre supérieurs à 17 % après 3-4mois de conservation, la qualité gustative est vraiment exceptionnelle sans me vanter. Au niveau irrigation, j’ai également diminué. Avant, je faisais 2-3 passages à 25 mm, maintenant je suis à 2 passages à 12 mm. J’ai pu remarquer également une évolution au niveau sanitaire. Avant, quand un kiwi prenait un choc lors de la récolte, après le frigo il y avait du botrytis, maintenant il n’y a que la blessure.


M. MENATO : PRODUCTION RAISINS DE TABLE, POMMES, PRUNES, CERISES.


J’utilise le Bactériosol depuis 4-5 ans. J’avais un souci sur une vigne qui était en perte de vitesse et qui allait crever. J’ai essayé plein de choses,  mais cela n’a pas fonctionné. Puis j’ai découvert le Bactériosol et j’en ai sur cette parcelle. La vigne a très bien réagi, elle est repartie, a refait des pousses et maintenant elle produit très bien. Je ne fais plus d’apport foliaire.


M. WEISS : PRODUCTION DE POMMES


J’utilise le Bactériosol depuis 6 ans. Ce qui m’a plu, c’est d’ensemencer les sols en microorganismes pour redonner de la vie dans les sols car quand je suis arrivé sur cette exploitation, il n’y avait pas un seul ver de terre, la terre était stérile. J’ai fait des essais pendant 2 ans car j’avais peur des rendements et je voulais le comparer avec des engrais minéraux. Aujourd’hui, toute mon exploitation est au Bactériosol et j’utilise aussi le Quaterna pour les plantations. Je fais beaucoup d’analyses, j’ai pu remarquer qu’avec le Bactériosol, l’azote était bien régulé. Le souci chez nous, c’est qu’on a beaucoup d’entrées maritimes pouvant nuire à la coloration notamment sur les Pink. Je travaille avec Bactériosol et  40 unités d’azote fin février début mars au démarrage, car nos terres sont très argileuses et froides, en attendant le réchauffement et la minéralisation naturelle. Au niveau coloration, je suis content, je suis souvent un des premiers qui termine la récolte pour un même tonnage 80-90 T.
Il y a une régularité de la libération de l’azote, il n’y pas d’à-coups, même avec des fortes pluies à l’automne. L’année dernière, j’ai fait mon record de tonnage. Mes arbres ont maintenant une bonne vigueur et les fruits ont gagné en fermeté. Avant j’étais toujours en manque de manganèse et de zinc, maintenant avec l’arrêt des apports, je n’ai aucun manque dans mes analyses de rameaux. J’ai également l’impression d’avoir moins de pression oïdium que les voisins et je peux me permettre de réduire les traitements car on ne perd pas sur la récolte mais pour la tavelure j’ai encore trop peur. Au niveau irrigation, j’utilise des sondes capacitives et un dendomètre. C’est une sorte de pince qui permet de mesurer l’état des arbres, leur croissance et l’alternance de diamètre entre le jour et la nuit. Il permet de mettre en évidence les arrêts de croissance souvent liés au stress hydrique. En aspersion, je mettais 50 mm tous les 10 jours maintenant je passe tous les 12-13 jours, une économie de 30 %.


Je ne suis pas pour une irrigation au goutte à goutte car les radicelles ne peuvent pas se développer, sur mes dernières plantations, j’ai de la micro-aspersion. Lorsqu’on a fait un profil de sol comparatif, je suis tombé de la chaise. Chez le voisin, parcelle vraiment proche de la mienne, le pelliste avait du mal à planter le godet, chez moi c’était de la poudre. Je suis sûr et certain que toutes les personnes qui utilisent SOBAC font du bien à leur sol, il faut d’ailleurs le reconsidérer, c’est la base.


D’ailleurs, mon technicien nous a fait un résumé d’une conférence de Monsieur Kleiber du laboratoire Auréa, un scientifique agronome. Il dit que 70 % du phosphore utilisé par les plantes provient du sol, l’action des mycorhizes est un levier pour que la plante puisse capter le phosphore nécessaire. Seulement 6 % provient de l’apport en fertilisation. De plus, 150 kg de nitrate de potasse font disparaitre les mycorhizes pendant 3 à 4 mois. Alors pourquoi continuer à utiliser ces engrais ?

Consulter le témoignage complet de M. Weiss

 

M.  GUIEU, PEPINIERES ESCANDE : PRODUCTION POMME PRUNE POIRE EN BIO ET PEPINIERE.


Avant d’être dans le Lot et Garonne, j’ai travaillé au MAROC et c’est là que j’ai connu le Bactériosol. On faisait des fruits à noyaux et des asperges blanches en contre-saison. C’est-à-dire qu’on arrêtait la récolte quand le marché européen arrivait. Notre problématique était un sol 100 % sable en ferti-irrigation et très froid en hiver donc l’objectif était de le réchauffer au plus vite pour gagner en précocité. Nous avons testé le Bactériosol, au final on a gagné : 2-3 semaines de précocité, 1 calibre, 2°C de température du sol et donc 20 à 30 % de rendement, car nous avons commencé la récolte plus tôt. Sur plantation de fruits à noyau, cela a été assez flagrant, nous avons eu un développement des arbres supérieur et idem en pépinière de fraises.


Sur l’exploitation de M. ESCANDE, je l’applique sur tout le verger bio, il n’y a donc pas de témoin. L’objectif est de redresser le verger car en pomme Juliet, nous étions à 30 T/ha, maintenant nous sommes à 50 T. Il faut voir le Bactériosol comme un outil et non comme un produit, ici il m’aide à améliorer ma production en complément d’autres techniques, diminution de l’irrigation de 50 % et apport de 70-80 unités d’azote sous forme organique.  Par contre, j’ai observé certaines choses qui sont directement liées avec le Bactériosol, je ne fais aucun apport de calcium et j’ai très peu,  voire pas de Bitter Pit, il y a également moins de stagnation d’eau.
La première chose qui m’a plu, c’est l’aspect vivant, ce n’est pas un apport de matière organique, c’est un apport de vivant dans le sol. Le modèle agricole veut qu’on apporte des bouchons de matière organique,  mais si le sol n’est pas assez vivant, cela ne va pas le faire. Dans mon cursus, on a très peu parlé de la vie du sol. On sait tous que dans nos vergers, les plantations c’est un peu du BTP, on ne fait pas de l’agriculture, on détruit nos sols. Le Bactériosol peut permettre de remettre à niveau la vie du sol. Cet aspect vivant tamponne les excès de vigueur et d’asphyxie. Je prends souvent l’exemple de la forêt, elle est très fertile et a un bon équilibre. Nous on produit, on exporte, il faut ramener mais prendre en considération le sol et surtout retrouver un équilibre. Nous effectuons également des essais en pépinières avec le Bactériosol et le Quaterna, j’aurai les premiers résultats cet automne mais notre objectif est de produire des plants plus sains et avoir un temps d’avance sur les plants bio.

 

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