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Témoignages et résultats

Témoignage
Christophe DESHAYES et Pierre DELAGE, éleveurs de bovins viande et lait, utilisateur du Bactériolit, (16).
Christophe Deshayes et Pierre Delage
En lait, on a gagné 1 500 litres en trois ans et tous les marqueurs sont en progression
Éleveurs de vaches laitières et allaitantes.
2016
ROUMAZIÈRES LOUBERT
16270
Charente

Culture/Production

Christophe Deshayes et Pierre Delage, installés sur le GAEC Delage-Deshayes (3 associés et 1 salarié) à Roumazières-Loubert (Charente). Ils élèvent 100 vaches laitières et 120 mères limousines et sur 300 ha, cultivent 70/80 ha de maïs, 30 ha de méteil grain et le reste en herbe.

Produit/Usage

  • Bactériolit (depuis 2010) / Pour la valorisation des effluents d'élevage.
  • Semences (depuis 2011) / Pour une production fourragère autonome et de qualité.

Témoignage

Au Gaec Delage Deshayes, on va au bout du raisonnement. Libérés des intrants chimiques avec le procédé SOBAC, ils viennent de monter leur propre laiterie avec sept éleveurs de Charente et de Haute-Vienne et cinq de Loire-Atlantique. L’objectif : l’autonomie. 

Christophe Deshayes : On a rencontré Sébastien Chantrel de la SOBAC sur le festival laitier à Chabanais en 2010. On s’est dit qu’il ne fallait pas mourir idiot et on a essayé. La première chose c’était le fait de redonner une vie microbienne à nos sols. On voyait bien que plus ça allait, moins ça allait. On avait des terrains de plus en plus battants, difficiles à travailler.

 

Alors qu’aujourd’hui, après six ans, on a une terre beaucoup moins tirante et plus du tout la même flore dans les prairies

 

Il y a beaucoup plus de légumineuses, c’est plus épais, plus dense
La première année, les fumiers étaient plus faciles à épandre et sur le lisier il n’y avait plus d’odeurs. C’était important pour nous car on est aux portes de Roumazières. 

 

Pierre Delage: On se rend bien sûr compte que les fourrages sont meilleurs. On n’a jamais fait d’aussi bonnes analyses qu’aujourd’hui. 
Au niveau de la viande, le troupeau profite de l’herbe de qualité. Sur le lait aussi, tous les marqueurs sont en progression.

 

Christophe : On n’a plus les mêmes pâtures qu’avant.  Aujourd’hui même derrière les bouses, les vaches arrivent à manger l’herbe. Maintenant, 3 semaines après l’épandage du fumier les vaches pâturent, avant il fallait attendre au moins un mois et demi. Le fumier contient plus de matière sèche et est plus riche.

 

 

Au niveau du taux de protéines dans les ensilages, on voit les changements. On a tout de suite 3 voire 4 points de plus en protéines

 

L’année dernière, on a fait des ensilages à 20 de protéines, cette année on est à 17 alors que beaucoup sont " à la ramasse ". 
C’est un bon choix, on en est persuadés. 

 

Pierre : C’est 20 à 30 000 euros d’économies avec une qualité supérieure

 

Christophe : Au niveau des sols, ça pénètre beaucoup mieux qu’avant. On a aussi progressé au niveau cultural. On arrive à faire des couverts végétaux derrière les maïs. Nos sols ne restent jamais nus. 
On est en train de reprendre complètement en main notre destin puisqu’on a monté notre propre laiterie. On produit, on commercialise, on vend notre lait. Tout est en harmonie. Nous sommes autonomes. 

 

Nous sommes plus proches du consommateur qu’avant et les consommateurs se sont rapprochés de nous. Surtout dans les villes. 
On le voit dans notre projet de laiterie. Ils ont envie de cette traçabilité, envie de savoir ce qu’ils mangent et boivent. 
On met en avant notre façon de travailler. On fait un lait Bleu-Blanc-Cœur avec une proportion d’herbe dans la ration plus importante. On ne va travailler qu’avec de la graine de lin, du colza produits en France, sans OGM et tracés. 

 

En production laitière, on arrive à 11 000 litres de lait par vache et en viande on vend des vaches à plus de 500/550 kilos de viande poids carcasse. C’est le haut du panier


En lait, on a gagné 1 500 litres en trois ans. C’est énorme et sans avoir plus de casse sur les troupeaux. Ça fait même cinq ans qu’on fait vieillir des vaches, ce que nous ne faisions pas avant. 
Les représentants de la direction des Centre Leclerc et Super U avec qui on est en partenariat pour notre laiterie mettent en avant notre bon sens paysan. Il faut toujours avoir un coup d’avance. J’ai le sentiment qu’on l’a. "

 

Résultats

Au GAEC Delage Deshayes, ils emploient du Bactériolit depuis 2010 pour valoriser leurs effluents d'élevage et redonner une vie microbienne à leurs sols et s'approvisionnent aussi en semences chez SOBAC.

 

  • Une terre beaucoup moins tirante.
  • Beaucoup plus de légumineuses, c’est plus épais, plus dense.
  • Dès la première année : fumiers plus faciles à épandre et plus d’odeurs sur le lisier.
  • Les fourrages sont meilleurs : les analyses n’ont jamais été aussi bonnes.
  • Sur le lait aussi, tous les marqueurs sont en progression.
  • Le fumier contient plus de matière sèche et est plus riche.
  • Dans les ensilages : 3 voire 4 points de plus en protéines.
  • Des économies réalisées (de 20 à 30 000 euros).
  • Beaucoup plus autonomes qu’avant.
  • 1 500 litres de lait gagné en 3 ans.