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Témoignages et résultats

Témoignage et résultats
Didier Chaumeil, éleveur laitier dans le Cantal
Didier Chaumeil
On a gagné plus de 10 points d'efficacité économique
Éleveur de bovins lait
2016
Saint Etienne de Chaumeil
15400
Cantal

Culture/Production

Didier Chaumeil est éleveur de bovins lait à Saint-Etienne de Chomeil au sein du GAEC CHAUMEI, avec son fils Nicolas depuis 2014. Installé en 1985 sur l’exploitation familiale.

Leur exploitation : 58 hectares - 55 vaches de race jersiaise.  

Produit/Usage

  • Bactériolit (depuis 2008) / Pour valoriser les effluents d'élevage.
  • Bactériosol concentré (depuis 2008) / Pour une fertilisation naturelle.

Témoignage

Dans les années 2008, c’est la flambée du prix des engrais qui a poussé Didier Chaumeil à se tourner vers la SOBAC. Une remise en question décisive pour cet éleveur qui dit vouloir avant tout " continuer à choisir sa vie ".

" En chimique, j’étais dans un système très productif au niveau fourrages. Je remplissais mes granges mais j’avais des vaches qui ne mangeaient plus le fourrage que je produisais. Pour que mes vaches produisent, j’achetais beaucoup d’aliments. Ça allait dans le mauvais sens économiquement parlant. 

 

J’ai entendu parler de la SOBAC par d’autres éleveurs. J’ai commencé par ensemencer cinq hectares sur une parcelle où les vaches ne voulaient plus pâturer. J’ai tout de suite vu que la flore changeait. Avec le Bactériosol, la première chose flagrante c’est le retour du trèfle blanc et ensuite des vesces et plein d’autres espèces. Les vaches se sont remises tout de suite à consommer normalement.

 

J’ai alors décidé de travailler toute l’exploitation avec le procédé SOBAC. 
Nous sommes en système logettes. Tous les jours,  j’épands un seau de 4/5 kilos de Bactériolit. Le fumier, une fois qu’il a été ensemencé et qu’il est mis en tas en bout de champs au printemps, on le voit évoluer tranquillement, avec des poussées de champignons à un moment donné.

 

En fin d’été, il n’a pratiquement plus d’odeur, c’est du compost et en plus, il n’a quasiment pas perdu de volume

 

J’ai aussi changé de race de vaches. Je suis passé de la Prim’Holstein  à la Jersiaise, une race qui privilégie la qualité plutôt que la quantité.  Ça a été une remise en cause de ma façon d’aborder mes sols, la plante et l’animal, tout ça pour finir sur une filière AOP Cantal sur nos 58 hectares avec nos 55 jersiaises qui produisent entre 5 000 et 5 500 litres de lait par vache. L’exploitation a un potentiel de 300 000 litres de lait les bonnes années. C’est l’objectif qu’on s’est fixés depuis que Nicolas, mon fils, s’est installé en avril 2014. 


Aujourd’hui, on a un taux d’urée qui est beaucoup moins haut dans le lait. Et on y retrouve beaucoup moins de cellules. Des taux cellulaires qui sont entre 100 et 150 000 cellules alors qu’avant on tournait autour de 250 000.  L’hiver, le fait d’épandre le Bactériolit dans les logettes assainit les bâtiments. L’an dernier nous avons dû avoir 5 ou 6 mammites dans l’hiver, ce qui est très peu. 

 

On peut nourrir plus d’animaux sur un hectare 

 

Nous avons recentré l’exploitation sur une agriculture plus autonome. En valorisant bien nos effluents avec Bactériolit et avec Bactériosol en complément, nous avons un fourrage de très bonne qualité et qui est entièrement consommé. 
Nous sommes totalement autonomes en fourrages et ils sont plus appétents. Au niveau des analyses, ils sont beaucoup plus équilibrés entre l’énergie et les protéines. Avec le chimique, on avait tendance à avoir des valeurs énergétiques dans la moyenne mais toujours des protéines très hautes. C’était un excès d’azote qui transitait par l’animal et le perturbait finalement. 

 

Avec des fourrages bien équilibrés, derrière on a moins de problèmes métaboliques. La ration est beaucoup plus facile à équilibrer. 
En rendement, je suis persuadé qu’avec le procédé SOBAC, on produit plus d’UF à l’hectare. On peut nourrir plus d’animaux sur un hectare. 
Dans les prairies, les bouses se dégradent beaucoup plus vite. Six semaines après l’épandage, les vaches reviennent sur les pâtures, et les bouses ont quasiment été digérées par le sol. Ce qui est impressionnant c’est de voir les plantes pousser à travers les bouses. Alors qu’avant,  elles étaient acidifiées et en-dessous c’était tout jaune, tout brûlé. 

 

En marchant d’une parcelle à l’autre, aujourd’hui je peux dire si c’est SOBAC ou non. Le sol est beaucoup plus aéré, plus souple. A partir du moment où on change sa façon de travailler, on se met à observer son sol. Je n’hésite pas à le sentir, le toucher, l’effriter. 
Si on prend soin de son sol, qu’on le respecte, il sera très généreux et pour longtemps. 
Quand on compare les résultats économiques d’avant et maintenant, il y a une progression d’EBE, l’excédent brut d’exploitation, le revenu en fait.

 

On a gagné plus de dix points d’efficacité économique


Si on fait une moyenne sur les exploitations de 60 hectares aujourd’hui, le GAEC Chaumeil est sur les moyennes très hautes. Une journaliste de la Montagne nous avait demandé lors d’un reportage quel salaire on dégageait. Je lui ai dit  qu’avec Nicolas, on se sort 1 500 euros chacun par mois, ce qui est tout à fait convenable. 
Au début, quand j’ai changé ma façon de travailler, j’ai senti de l’ironie.  Quand vous partez d’un troupeau de Holstein qui est à 9 000 litres pour des petites Jersiaises… Mais quand je leur donne mon prix du litre de lait payé, les sourires changent. Sur 2014, nous étions à 452 euros avec 600 kilos de concentré par vache, ce qui est un taux de concentré très bas. Eux, ils étaient à 350 /370 euros en moyenne. Mes marges au litre de lait sont très hautes. "

 

Résultats

Ils utilisent du Bactériolit pour la valorisation des effluents et du Bactériosol pour apporter une fertilisation naturelle sur les cultures

 

  • Changement de flore.
  • Plus d'odeur de fumier, peu de pertes de matière au stockage.
  • Amélioration de l'ambiance des bâtiments.
  • Plus d'UGB/ha nourris.
  • Appétence des fourrages.
  • Equilibre des fourrages.
  • Augmentation de la marge.