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Témoignages et résultats

Témoignage et résultats
Emilie et Julien Crozat autour de Galante, vache Aubrac
Emilie et Julien Crozat
L'autonomie, c'est fondamental
Eleveurs, sélectionneurs Aubrac
2014
Le Malzieu Forrain
48140
Lozère

Culture/Production

Julien Crozat est en Gaec avec sa femme Emilie depuis 2013, au Malzieu Forain en Lozère. Leur exploitation : 235 hectares dont 135 ha de sectionnaux. Sur les 100 autres hectares, 5 ha de céréales, 45 ha de fauche et le reste en pâtures. Ils élèvent des Aubrac (67 mères Aubrac en sélection).

Produit/Usage

  • Bactériolit (depuis 2009) / Pour valoriser les effluents d'élevage.

Témoignage

Au Gaec Crozat-Les Ducs, en Margeride, Julien et Émilie sont des perfectionnistes. Sélectionneur Aubrac, Julien ne jure que par l’autonomie et le procédé SOBAC y a une part active. Quant à Émilie, elle en est persuadée : " L’agriculteur du XXIe siècle doit être ouvert sur l’extérieur et en constante évolution ".

Julien : " C’est en discutant avec des éleveurs Aubrac à l’époque où je m’installais il y a six ans, que j’ai entendu parler de la SOBAC.  Ma réflexion était avant tout économique. Je me suis d’abord dit : " Si je veux bien faire les choses en chimique, ça va être un gouffre financier ". On avait beaucoup de lisier et j’avais lu sur internet comment le valoriser au mieux. On avait des fertilisants potentiels produits sur la ferme mais j’ai pris conscience qu’ils ne suffisaient pas à eux seuls pour assurer la fertilisation. 

 

J’ai commencé par traiter le lisier avec Bactériolit.  Là où je mets du Bactériolit, j’ai complètement arrêté la chaux  soit une vingtaine de tonnes. J’avais déjà arrêté le phosphore et la potasse puisque j’amenais pas mal de lisier. En azote, j’ai également diminué. 

L’ambiance dans le bâtiment était déjà bonne. Par contre avec Bactériolit, le lisier est tout de suite devenu homogène, sans croûtes,  plus facile à épandre et les odeurs ont disparu à l’épandage.
Là où il y a du lisier traité depuis 2 ou 3 ans, quand les vaches pâturent, elles rasent l’herbe alors qu’avant, là où il y avait des bouses, ça faisait de l’herbe toute noire qu’elles ne mangeaient pas.

 

La diminution des refus est spectaculaire

 

J’ai un voisin qui n’est pas agriculteur mais s’intéresse beaucoup à ce que je fais et il me dit : « Je ne sais pas ce que tu as mis, mais tes vaches, elles raclent l’herbe, elles ne laissent rien ». 
Il y a beaucoup plus de trèfle, de légumineuses. Nous avons des parcelles qui repartent beaucoup plus vite et qui craignent moins la sécheresse. Nous faisons une seconde coupe tous les ans, ce qui n’était pas le cas avant. 
 

Mes rendements sont en augmentation. Ça monte beaucoup moins mais c’est beaucoup plus feuillu, plus épais et il y a au final plus de matière sèche et de meilleure qualité. Avant, on croyait à l’œil qu’il y avait de la qualité mais en fait l’herbe était pleine d’eau. 
En deuxième coupe, j’en fais plus et plus tôt et il en repousse même en troisième coupe à 1200 mètres d’altitude. Je suis gagnant sur toute la ligne. 
La surface n’a pas bougé dans notre exploitation et le cheptel augmente. C’est un signe. 

 

Transmettre quelque chose de sain

 

L’an dernier nous avons fait un profil de sol. Nous avions creusé un trou sur mes terres et un autre chez un voisin à 20 mètres d’écart. On voit que là où il y a eu du Bactériolit ou du Bactériosol, le sol est beaucoup plus aéré avec plein de galeries de vers. Dans mon terrain l’eau s’infiltre alors qu’à côté, elle ne pénètre pas, elle ruisselle. 


Quand je me suis installé, nous avions fait une analyse de sol sur une parcelle où nous avions chaulé au printemps. Le pH sortait à 5,5 et c’est là qu’il devait être le plus haut puisqu’il y avait eu un apport de chaux très récent. Quand on a fait le profil de sol sur cette même parcelle cinq ans après, on a constaté qu’on avait gagné 0,1 point sans chaulage. Le pH du voisin était à 4,5 et ne remontait à 5,5 qu’à 1,80 m de profondeur. Chez nous, c’était régulier sur toute la hauteur.

 

Nous attaquons cette année le Bactériosol sur la montagne. C’est de la terre noire avec beaucoup de matière organique, mais les sols sont bloqués. Quand je vois l’effet sur mes terres à travers le profil de sol, je me dis que là-haut, avec toute cette matière organique qui va se décomposer, ça va être spectaculaire.

 

J’ai réappris à observer mes sols et j’apprécie beaucoup plus mes terres aujourd’hui


Pour beaucoup, si l’herbe n’est pas haute et pas couchée, il n’y a pas d’herbe. Autour de moi, il y avait beaucoup de sceptiques mais aujourd’hui près de la moitié sont sur le point de changer leur façon de travailler. 

 

Depuis que nous utilisons le Bactériolit, le prix n’a pas bougé.  Le prix des engrais par contre, n’a jamais cessé d’augmenter. Si nous avions continué à mettre la chaux, l’engrais complet, on ne s’en sortirait pas. J’ai fait le budget prévisionnel pour la montagne et je peux vous dire qu’il n’y a pas photo entre le chimique d’un côté et le Bactériosol de l’autre. Sur 40 hectares, là où on mettait 20 tonnes de chaux et 8 tonnes de complet, dès la première année on va économiser 1 500 euros avec Bactériosol. Faites le compte. 

Ce sont tous ces gains de productivité qui ont permis l’installation d’Emilie et nous savons que nous allons encore pouvoir augmenter le cheptel sans apport de terrain ".


Emilie : « Nous essayons de faire une agriculture raisonnée et raisonnable d’autant plus qu’à l’automne et au printemps nous faisons des caissettes de viande. Nous voulons proposer aux clients des choses saines, c’est important pour notre image et pour nous-mêmes. Passer en Bio, j’y pense de temps en temps mais Julien dit que c’est trop de contraintes ".


Julien : " Mon père avait 50 vaches et nous étions régulièrement limite en stock de fourrage. Avec 15 vaches en plus et encore plus de génisses, l’an dernier,  j’ai fini l’hiver avec 250 boules d’avance. 
L’autonomie, c’est fondamental. Quand il faut acheter du fourrage, c’est la ruine.
Au départ c’est vrai que ma démarche était avant tout économique mais la prise de conscience écologique s’est faite naturellement. J’ai compris que la terre a tout ce qu’il faut en elle et qu’il faut simplement débloquer certains éléments et les faire travailler naturellement.

 

Nous avons un petit garçon de 18 mois, Bastien, et si dans 20 ans il est intéressé, nous serons fiers de lui transmettre quelque chose de sain.
Nous ne serons jamais en vitesse de croisière, nous nous remettons toujours en question pour améliorer notre exploitation et notre cheptel. 
On va continuer à girobroyer la bruyère sur la montagne pour gagner en pâturages. Je compte beaucoup sur l’aide que va m’apporter le Bactériosol dans ce domaine. C’est un terrain inerte depuis toujours et ça ne peut que marcher. 


L’agriculture doit être prise dans sa globalité : le travail de la terre, la nourriture du troupeau, la génétique, tout cela marche ensemble et le procédé SOBAC y a bien évidemment sa part.
C’est d’ailleurs important de voir la SOBAC accumuler prix et récompenses. On se sent moins seuls et on se dit qu’on est sur le bon chemin.


Emilie : " L’agriculteur du XXIe siècle doit être ouvert sur l’extérieur et en constante évolution. Il faut s’intéresser à ce qui se fait ailleurs, ne pas rester dans son coin. C’est exactement ce que fait Julien ". 
 

Résultats

Ils utilisent du Bactériolit pour traiter et valoriser les effluents d'élevage

  • Valorisation du fumier et du lisier.
  • Suppression des achats de chaux et d'engrais de fond.
  • Diminution des apports d'azote.
  • Plus aucune odeur du lisier à l'épandage, homogénéité, plus de croûtes.
  • Suppression des refus.
  • Amélioration de la flore.
  • Meilleure résistance à la sécheresse.
  • Production végétale de meilleure qualité, plus de MS produite.
  • Meilleure aération du sol, meilleure infiltration de l'eau.