bandeau image
icon-temoignage

Témoignages et résultats

Témoignage et résultats
Joël Malet, céréalier dans les Landes et utilisateur de Bactériosol, (40).
Joël Malet
Travailler avec la SOBAC, c’est valoriser sa terre
Céréalier
2014
Aire-sur-l’adour
40800
Landes

Culture/Production

Joël Malet du GAEC DES 3 PINS est installé depuis 1990 à aire sur Adour (Landes), en GAEC avec son frère Patrice. Son exploitation : 250 hectares de polyculture dont 110 ha de maïs Waxy (riche en amidon pour biscuits et whisky), 27 ha de maïs semence, 22 ha de maïs doux, 7 ha de sorgo, 32 ha d’haricots verts, 20 ha de colza semence, 15 ha de céréales à paille bio, 7,5 ha de jachère, 5 ha de miscanthus, 1,5 ha de kiwis.

Produit/Usage

  • Bactériosol concentré (depuis 2011) / Pour la fertilisation des céréales (mais, colza…) et aussi des haricots verts

Témoignage

Sur son exploitation landaise, Joël Malet et son frère Patrice ont toujours eu un temps d’avance (Ils sont passés en non-labour il y a une quinzaine d’années) et c’est ce qui fait leur force. Au Gaec des 3 Pins, la diversification des cultures donne de la valeur ajoutée à l’exploitation et la collaboration avec la Sobac a de beaux jours devant elle.

" Nous sommes passés en non-labour il y a une quinzaine d’années. Nous en étions très contents, notre terre s’améliorait au niveau de la structure. Nous avons connu la SOBAC par un voisin, M. Darblade. Après, je suis allé à une journée « Portes Ouvertes » et lorsque j’ai vu le profil de sol, j’ai été définitivement convaincu. C’était il y a quatre ans.

 

Dans la démarche, il y a toujours le souci économique, quel que soit le métier. On doit gagner notre vie mais je me rendais compte que la vie du sol était importante. Même si ce n’est pas vraiment ce qu’on m’avait appris à l’école…

C’est le concept SOBAC qui m’a plu : réactiver le sol en bactéries, en micro-organismes, en champignons, retravailler toute la vie biologique et bactériologique. C’était complémentaire avec ce qu’on faisait déjà avec le non-labour mais on en ignorait l’existence.

          

Après quelques essais concluants, j’ai rapidement mis les 100% de l’exploitation dans le procédé


Les différences ne se voient pas du jour au lendemain, d’autant qu’on ne mettait pas beaucoup d’engrais. Nos cultures étaient peut-être un peu moins jolies au départ mais après, elles résistaient mieux à la sécheresse. On en a eu confirmation au profil de sol d’ailleurs. Du côté Bactériosol, il y avait de la fraîcheur du haut jusqu’en bas alors qu’on n’avait pas arrosé de l’été.

 

Ce qui compte c’est le rendement économique, la préservation du sol, en fait tout un mécanisme global.
La meilleure façon pour optimiser l’utilisation de ce procédé, c’est de faire attention à bien travailler le sol, au bon moment, utiliser le moins possible les produits phytos, en bannir certains qui sont très toxiques pour la vie souterraine. Si on met le produit et que derrière on détruit tout, ça n’a aucun intérêt.

 

Nous arrosons beaucoup moins que les autres

 

En PK, on n’en utilisait déjà quasiment plus sauf un peu en légumes. Pour le maïs, on ne met que 30 u de P, pas de K ni de chaux. En azote on a réduit, on est passé de 210 unités à 180 et j’espère arriver à 160. Cette année, nous n’avons pas du tout arrosé. En haricots verts, en maïs doux, maïs semence, nous avons les mêmes rendements que les voisins avec des coûts de production moindres.

 

Il faut tout prendre en ligne de compte. Je regarde les économies en eau, en azote, en carburant, en temps passé et l’amélioration de mes sols. En eau, c’est important. Ici nous sommes limités en eau à 1500 m3/ha et dans l’avenir ça diminuera encore. Cette année nous n’avons pas du tout arrosé et autour, il y en a un qui a fait un tour et d’autres qui ont fait 3 ou 4 tours d’eau à 1000 m3/ha, pour un rendement à peine supérieur.

En tracteur, on sent très nettement l’amélioration de la structure du sol. Le profil de sol a été là pour le confirmer. C’est tellement parlant. Il y avait une nette amélioration de la structure, plus de vers de terre, un enracinement plus profond, plus de fraîcheur. Ce qui nous a conforté dans le fait de n’avoir pas arrosé.

 

Au niveau analyses de sols, les techniciens des coops nous disaient ; « Attention, vos sols vont s’appauvrir… ». Au contraire, le pH est de mieux en mieux, entre 6,5 et 7 et les analyses sont bonnes et s’améliorent. On s’aperçoit que dans les champs où nous avions quelques carences que nous n’arrivions pas à résoudre, depuis que nous sommes en Bactério, ça s’améliore.

 

Sur le maïs ou le tournesol, il y a une petite période où les cultures patinent un peu mais ça s’améliore très vite. C’est pareil pour l’eau. Nous préférons laisser la plante souffrir un peu et du coup les racines descendent chercher l’engrais ou l’eau plus profond.
Cette année nous avions des maïs très bas mais ça me va tout à fait. Au contraire, c’est mieux puisqu’on ne fait pas d’ensilage pour les bêtes. Plus les maïs sont bas, plus les éléments minéraux et l’eau vont aller directement à l’épi et pas à la plante.

 

Des commerciaux proches de nous

 

Je parle à mes collègues de ma façon de travailler et les « Portes Ouvertes » ont peut-être libéré un peu la parole. Quelques voisins sont venus, d’autres m’ont demandé comment ça s’était passé. Mais la pression des coopératives est toujours là.

 

Les commerciaux de la SOBAC sont très proches de nous, ils viennent plusieurs fois dans l’année, c’est un vrai suivi. Ce n’est pas simplement vendre un produit et revenir à la fin de l’année avec le carnet de commandes. C’est très important pour nous, surtout quand on part un peu dans l’inconnu. Il y a de vraies réponses aux questions et c’est ce qui me conforte dans ma démarche. Car des produits, il y en a plein…
Il faudrait qu’il y ait un peu plus de dialogues entre les agriculteurs SOBAC et des journées comme les « Portes Ouvertes » sont très riches. Avec ceux qui viennent, il n’y a pas de concurrence, pas de jalousie et les échanges se font naturellement.

         

Nous sommes toujours dans l’anticipation

 

Si on ouvre un tant soit peu les yeux, il est évident que dans quelques années l’engrais va être encore plus cher et on voit bien que la chimie n’est pas l’avenir. Autant anticiper et se dire qu’on va être autonomes à un moment où on parle de zones vulnérables ou de directives nitrates, il ne faut pas attendre d’être dans le mur pour réagir. Même chose pour les réductions d’engrais ou de produits phytos, ça fait cinq ou six ans qu’on en parle.

L’anticipation est fondamentale dans le monde d’aujourd’hui. Je pense à ma santé et aussi à celle des autres. Pourquoi produire comme il y a vingt ans alors qu’on peut faire différemment ? Nous avons par exemple des abeilles sur l’exploitation et je tiens beaucoup à ce symbole. Avant de faire un insecticide sur un colza de semences, je pense à elles…

 

La prise de conscience environnementale est venue petit à petit. Et puis, il y a aussi l’image de l’agriculture et des agriculteurs. Nous sommes tellement décriés. Ça me rend fou au printemps quand je vois ceux qui ont trois herbes folles dans les champs et qui emploient du glyphosate qui grille tout. C’est une aberration complète. Dans le monde agricole c’est souvent comme ça, il faut arriver à la rupture, pour évoluer, changer.

 

Il faut reprendre le temps de réfléchir pour rester en harmonie avec la nature. C’est essentiel dans notre métier. Nous essayons d’avoir une réflexion globale et c’est grâce à ça qu’économiquement nous tirons notre épingle du jeu avec des revenus corrects.
Travailler avec la Sobac, c’est valoriser sa terre. Le sol, c’est ce qu’il y a de plus important. Il vaut mieux souvent investir dans l’amélioration de son sol que dans du matériel hyper sophistiqué. Il faut prendre les choses dans le bon ordre. "

 

Résultats

Bactériosol (depuis 2011) pour la fertilisation des céréales (mais semence, mais doux, mais waxy, colza, sorgo...) et des haricots verts.

 

  •  Une terre plus souple et plus facile à travailler
  • Un sol plus frais avec plus d’eau liée
  • Une faune, dans le sol, plus diversifiée
  • Un PH plus régulier
  • Meilleure disponibilité et meilleure assimilation des minéraux et de l’eau par les plantes.
  • Enracinement plus homogène et plus profond
  • Diminution de l’apport d’azote et quasi suppression des autres intrants chimiques (plus de potasse (K), plus de chaux, juste 30 unités de phosphore pour le maïs).