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Témoignages et résultats

Témoignage et résultats
Marcel Gruel, éleveur de Prim’holstein, utilisateur de Bactériosol et de Bactériolit, (35).
Marcel Gruel
Mes frais vétérinaires sont passés de 150 € à 40 € par vache
Éleveur de Prim’holstein
2011
Châteaugiron
35410
Ille-et-Vilaine

Culture/Production

Marcel Gruel, éleveur de Bovins lait de race prim’holstein (57 vaches et 40 génisses) à Châteaugiron, en Ille-et-Vilaine (35). Il cultive aussi des céréales (12 ha de blé et 17 ha de maïs) et 32 ha d’herbes. Il est installé sur l'exploitation depuis 1986.

Produit/Usage

  • Bactériosol concentré (depuis 1999) / Fertilisation des céréales et des prairies.
  • Bactériolit (depuis 1999) / Valorisation des effluents d'élevage, beaucoup moins d'odeurs à l'épandage.

Témoignage

Il y a plus de treize ans déjà que Marcel Gruel travaille avec la SOBAC. Il a été un des premiers utilisateurs de Bactériosol/Bactériolit dans son département en Ille-et-Vilaine. Comme beaucoup d’autres éleveurs, c’est au Space à Rennes, le Salon des Productions Animales, qu’il a découvert l’entreprise aveyronnaise. A l'époque, il se reconnaissait déjà dans les valeurs SOBAC, il ne mettait déjà plus d'engrais chimiques sur le maïs.

" J’ai vu le stand de la SOBAC au Space. Faut dire qu’à l’époque, je ne mettais déjà plus d’engrais chimiques sur le maïs. Je ne mettais que du fumier. Le logo de la SOBAC m’a interpellé et je me suis un peu reconnu dans les valeurs qui étaient mises en avant. Valoriser le fumier pour le maïs, l’idée m’a séduit. J’ai commencé dans la foulée à utiliser le Bactériolit que j’ai trouvé contraignant au départ, je l’avoue. Avec le recul, je pense que je n’étais pas suffisamment prêt. Après je suis venu au Bactériosol pour toute l’exploitation et je ne traitais plus mon fumier. Maurice Duault, le commercial de la Sobac, m’incitait à reprendre Bactériolit pour les fumiers. Le jour où j’ai été prêt dans ma tête, j’ai recommencé à les ensemencer. Avant, je n’avais pas pris suffisamment de temps pour réfléchir à la démarche. Je ne connaissais pas assez le produit, je n’étais pas encore entré dans la démarche agronomique. Les choses se sont faites avec le temps. J’ai redémarré en 2002/2003.

 

Avec Bactériolit, j’ai tout de suite vu les effets sur la transformation des fumiers

 

Une évolution beaucoup plus rapide, une disparition quasi-totale des odeurs à l’épandage. Pour moi, qui n’ai pas une seule parcelle sans une maison, un hameau à proximité, c’était fondamental. Avec le Bactériosol, le premier constat important a été au niveau des refus sur les pâturages. Maintenant, ils sont très limités en quantité. Je suis en logettes paillées et l’ambiance était déjà bonne car c’est nettoyé tous les jours.

 

Au niveau de la santé animale, le constat que j’ai fait est un peu plus récent dans le sens où la structure a un peu évolué puisque j’étais en Gaec et mon associé a pris sa retraite en 2005. Jusqu’à cette date, on ne mettait pas de Bactériosol/Bactériolit sur l’ensemble de l’exploitation. À son départ, je suis passé entièrement dans la démarche et là je peux dire qu’année après année, mes frais vétérinaires n’ont cessé de chuter. Au niveau du métabolisme déjà, le rumen fonctionne mieux grâce à des aliments qui sont plus sains. J’ai aussi beaucoup moins de boiteries.

 

Mes frais vétérinaires sont passés de 150 euros à 40 euros par vache

 

Et ça continue de baisser. Le troupeau se porte mieux, ça se voit juste à son comportement en allant et en revenant du champ. Mes fourrages ont gagné en valeur nutritive avec moins d’eau. Les bêtes digèrent beaucoup mieux. Je n’ai plus du tout de diarrhées quand les bêtes sont au pâturage. Au printemps, quand l’herbe est très riche avec beaucoup d’azote et beaucoup d’eau, c’était très laxatif. Depuis plusieurs années, je vois beaucoup moins ça.

 

Au niveau de la structure des sols, la souplesse de la terre est beaucoup plus affirmée. à la sortie de l’hiver, quand vous marchez sur une parcelle, vous avez ni plus ni moins l’impression d’être sur un tapis. Et quand dans la foulée on passe sur une parcelle en conventionnel, on a le sentiment de marcher sur du béton. La différence est énorme. Au printemps, quand on travaille la terre, on voit une multitude de vers de terre ; il y a un repeuplement incroyable, une reprise impressionnante de la vie du sol.

 

Quand on voit comment on réussit à avoir des résultats identiques en n’apportant quasiment plus de chimique, on se dit qu’on a pris la bonne route

 

J’ai réduit l’ammonitrate de plus de la moitié, je ne chaule plus. À partir du moment où l’on va dans une démarche qui nous semble être la meilleure, c’est évident qu’on se sent mieux dans sa peau d’agriculteur. En plus pour moi qui suis en contact direct avec l’urbanisation, j’ai de plus en plus horreur de prendre le pulvérisateur. En revanche, il m’est agréable d’épandre du Bactériosol à l’automne sur mes prairies. Quand des voisins me demandent ce que je fais, je leur dis : " Non, je n’épands pas d’engrais, je sème des micro-organismes ". Ils sont surpris, ils ne connaissent pas. Je leur explique.

 

Avec treize ans de recul avec la SOBAC, c’est vrai qu’on ne peut pas douter de ma crédibilité. J’ai remarqué qu’auprès de professionnels qui ont envie de s’engager, mes paroles pèsent plus lourd. Ça aide à faire avancer.

 

Si j’avais à résumer cette aventure, je dirais que j’ai retrouvé des valeurs qu’on avait oubliées. Le sol, c’est la base de tout et la bonne vie du sol c’est un gage de bonne vie pour toute la chaîne derrière. La bonne santé des animaux mais aussi le bon équilibre des êtres humains. On retrouve des valeurs que nos aînés ont connues : le bon sens, la patience. Dans le contexte actuel, l’autonomie est une valeur de première importance. J’ai toujours été autonome en fourrages mais maintenant j’ai un peu réorienté ma production.

 

J’ai réduit ma surface de maïs de 20% environ, j’ai augmenté la part de l’herbe surtout avec des mélanges prairials, légumineuses et graminées. Donc, plus d’autonomie au niveau de l’azote. Cette année, j’ai fait de l’ensilage d’herbe pour la première fois depuis longtemps et j’ai vu la différence. J’ai besoin de moitié moins de correcteur azoté avec seulement un tiers d’ensilage d’herbe dans la ration.

 

C’est sûr qu’en mettant la moitié moins de concentré, économiquement j’y trouve mon compte. C’est une autre façon de faire. Il faut aussi que le printemps permette de récolter dans de bonnes conditions. Il y a plein de choses à réapprendre et j’en ai encore plus découvert cette année avec le printemps sec que nous avons eu.

 

On a récolté une première coupe d’herbe relativement tôt car elle a poussé vite. La deuxième coupe (nous sommes à la mi-juillet 2011) n’est toujours pas récoltée. J’ai appris à être patient. Il faut laisser les légumineuses arriver à leur stade de maturation avant d’envisager la coupe. Tout cela s’apprend. à l’avenir, je vais me mettre au méteil au détriment du maïs. J’ai encore une large marge de progression.

 

Par rapport au Grenelle de l’environnement, je suis sûr d’une chose, c’est que je n’aurai pas de retard par rapport à certains

 

Il y a 25 ans, on ne parlait pas des problèmes environnementaux comme on en parle aujourd’hui. J’en ai toujours eu conscience, à un niveau plus ou moins important. Maintenant j’ai le sentiment d’avoir beaucoup plus mon destin en main. Je considère avoir parcouru un chemin énorme ".

 

Résultats

M. Gruel utilise depuis 1999, du Bactériosol concentré pour la fertilisation des ses céréales et prairies et du Bactériolit pour valoriser ses fumiers.

 

  • Une évolution beaucoup plus rapide des fumiers.
  • Disparition quasi-totale des odeurs à l’épandage.
  • Forte réduction des frais vétérinaires («ils sont passés de 150 € à 40 € par vache »).
  • Meilleure santé animale (moins de diarrhées).
  • Une reprise impressionnante de la vie du sol.
  • Régularisation du PH sur tous les horizons.
  • Une aération et une porosité très importante.
  • La souplesse de la terre est beaucoup plus affirmée.
  • Réduction de plus de moitié de l’ammonitrate et plus de chaux.
  • Plus d’autonomie sur l’exploitation.
  • Augmentation de la marge Brute d’exploitation.