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Témoignages et résultats

Témoignage et résultats
Pascal Maratrat, éleveur de charolaises dans l'Allier, utilisateur (03).
Pascal Maratrat
Un ensemble de petites choses qui changent notre vie
Éleveur de bovins viande (charolaises).
2012
Chevagnes
03230
Allier

Culture/Production

Pascal Maratrat, est éleveur de charolaises à Chevagnes (Allier).

Son exploitation : 200 ha, 350 bêtes pour 150 vêlages à l'année et essentiellement une production de broutards Installé depuis 1991, en GAEC avec ses parents jusqu'en 2005 et aujourd'hui en EARL.

Produit/Usage

  • Bactériolit (depuis 2004) / Pour valoriser les effluents d'élevage.
  • Bactériosol concentré (depuis 2005) / Pour augmenter la fertilité des sols naturellement.

Témoignage

Pascal Maratrat, jeune quadragénaire, dégage une incroyable sérénité. Il travaille seul sur son exploitation de 200 hectares et se passionne pour un métier auquel il a conscience de redonner ses lettres de noblesse. Avec une production de broutards qui partent à 450 kilos sur l'Italie, il travaille depuis une douzaine d'années avec la SOBAC. Il parle avec intelligence et recul, du poids de l'institution agricole et de l'industrie chimique et sait la force de caractère qu'il faut pour résister aux pressions en tout genre. Un exemple à suivre.

" Ma rencontre avec la SOBAC tient à un concours de circonstances. Suite à une publicité pour des analyses de sol, un gars qui était venu m'avait proposé un produit pour faire évoluer mon fumier directement dans la stabulation. A l'époque, j'en avais un tas phénoménal dehors. J'ai essayé, mais l'année d'après, en 1998, le négociant avait mis la clé sous la porte. Heureusement, il nous en restait un sac. C'était du Bactériolit. J'ai appelé directement la SOBAC et un des gérants, Raymond Fabre, est venu me voir. Entre-temps, j'avais essayé un produit qui venait de Bretagne, à base d'algues. Avec Raymond, nous avons discuté presque tout un après-midi. Il est revenu et c'était parti ! Au bout de cinq ans, toute l'exploitation était travaillée avec du Bactériolit. J'ai tout de suite compris que le fait de composter le fumier, c'était un atout au niveau de la main d'œuvre et de la quantité de travail. Pas besoin de le sortir, on le prend directement dans les stabulations pour l'épandre dans les prairies à n'importe quelle date de l'année.

 

J'avais fait aussi des essais concluants avec Bactériosol. Ce n'était pas de l'engrais et ça voulait donc dire qu'il y avait d'autres solutions que le NPK, que la chaux, en un mot que la coopérative pour faire pousser de l'herbe. Nous avons donc arrêté de mettre des produits chimiques, à savoir 50 tonnes de chaux et 10 tonnes de potasse. Nous n'avons plus mis du tout d'azote sur les prairies, simplement entre 30 et 50 unités d'azote suivant les années et l'état des céréales à la sortie de l'hiver.  

 

Une fois l'affaire lancée, je m'y suis vite retrouvé économiquement. Doublement d'ailleurs

 

Il ne faut pas regarder que le prix du produit par rapport à l'engrais, il faut aussi voir derrière, l'évolution des prairies. Nous avons tout de suite été autonomes en herbe. L'herbe, c'est impressionnant. Je peux revendre du foin tous les ans. Je ne suis cependant pas en autonomie alimentaire complète puisqu'il faut que j'achète encore des protéines.  

 

Au niveau du fourrage, c'est une évidence, ça pousse plus sans mettre d'azote. Quand on a un printemps froid comme cette année 2010, on a l'impression que ça démarre plus doucement. A côté, ça pousse bien avec l'azote mais pour combien de temps ? Quinze jours et après ça s'arrête. Alors qu'avec le procédé SOBAC, une fois que c'est lancé, ça n'arrête plus de pousser. Aujourd'hui encore, début novembre, ça pousse. Je doute que ce soit la même chose chez le gars qui a mis 50 ou 80 unités d'azote pour faire de l'ensilage de Ray Grass. Avec l'azote, en trois jours, l'herbe est noire, les vaches " chient " mou et les veaux ont la coccidiose. La pousse violente de l'herbe provoque des déséquilibres alors que chez moi, l'herbe a toujours la même valeur nutritive.  

 

Mes frais vétérinaires ont nettement diminué et ça fait plusieurs années que je n'ai plus eu un veau à soigner pour des problèmes de coccidiose

 

Dans les stabulations, l'ambiance est complètement différente. Ça ne pique plus les yeux, ça ne sent plus l'ammoniac. Il y a une meilleure ambiance dans les bâtiments, une meilleure santé générale du troupeau. En fait, un ensemble de petites choses pas forcément quantitatives mais qui, mises bout à bout, changent notre vie.  Ce qu'il faut, c'est produire à moindre coût. C'est ça le nerf de la guerre. Et avec ce procédé, je produis moins cher que les autres. En plus, et ce n'est pas négligeable, j'ai la satisfaction de produire proprement. Je ne pollue pas. Je peux épandre mes fumiers partout, ils ne sont pas lessivables. Ma terre est plus facile à travailler, elle a une meilleure rétention d'eau, elle s'assèche moins vite qu'avant. En période de sécheresse, on reste vert plus longtemps.  

 

Au niveau du troupeau, nous avions remarqué un truc incroyable dès la première année. On était en train d'épandre et les vaches mangeaient derrière l'épandeur. On n'en revenait pas. C'était impressionnant. 

Ça voulait dire que la décomposition n'était pas la même, que la vache n'était pas repoussée par quelque chose de trop fort, trop riche en certains éléments. Ce qui est bien dans cette aventure, c'est qu'avec mon père, nous avons toujours été en harmonie sur ces sujets. Pas loin d'ici, c'est en zone Natura 2000.

 

Les gars sont embêtés. Ils sont obligés de faire du couvert sur le maïs pour en remettre l'année suivante. Ils ne peuvent plus laisser les terres nues l'hiver. Et ils doivent aussi diminuer les doses d'azote.  Tous les ans, je fais une opération « Portes Ouvertes ». On sent les gens intéressés. Ils viennent voir si ce que je raconte est vrai ! Le dernier profil de sol que nous avons fait était incroyablement parlant.

 

 

Dans la tranchée Bactériosol, l'enracinement était de 120 cm contre 60 de l'autre côté. Au niveau vers de terre, on passait de 405 au m² à 45

 

Côté Bactériosol, la terre ne présentait pas de zone compactée alors que sur le profil traité en traditionnel, le sol était compacté à même pas 40 cm. Quand on a commencé à faire ce trou, il s'est dégagé une odeur nauséabonde de moisi, d'asphyxie. C'était impressionnant. Et à un mètre de profondeur il y avait de l'eau.  Il faut être résolu quand on entre dans cette démarche. Il faut être prêt à affronter les yeux dans les yeux le gars de la Coop quand il va vous dire : combien je te mets d'engrais ? Le regarder et lui répondre sans sourciller : et ben non, je vais faire autrement. Ce n'est pas aussi facile qu'on peut l'imaginer. Aujourd'hui, les paysans et même les jeunes sont trop dépendants de tout ce qui se greffe autour de nous pour nous aider mais surtout pour nous piquer de l'argent. Parce qu'on en fait vivre une sacrée bande !  

Pour moi, cette autonomie retrouvée, c'est vital. 

 

C'est ce que je mettrais en premier si je devais convaincre quelqu'un de passer au Bactériolit et Bactériosol. Je lui parlerais évidemment de l'environnement, préoccupation essentielle aujourd'hui. Et puis je lui parlerais de lui, de la souplesse de travail qu'il va découvrir. Vous pouvez épandre d'août jusqu'au début du mois de novembre et pour toute l'année suivante, vous n'avez rien à faire. C'est quand même formidable ! Vous pouvez même épandre quand les bêtes sont dans la prairie.  En plus, moi, ça fait trois ans que je ne donne plus de minéraux aux vaches. Avec ce qu'apporte le procédé SOBAC, ce n'est plus la peine. Avant, j'avais un pourcentage de vaches pas pleines assez important. Depuis trois ans, j'ai des résultats nettement meilleurs... Quand vous allez dans un salon agricole, les minéraux, les oligo-éléments, c'est de la folie ! Il y a 10-15 ans, il fallait à tout prix leur donner du bêta carotène, après on a eu le droit à l'iode puis au Sélénium. L'an prochain ça va être autre chose et moi, ce ne sera rien ".
 

Résultats

Il utilise du Bactériolit pour traiter et valoriser les effluents d'élevage et du Bactériosol pour apporter une fertilisation à ses terres. 

 

  • Un atout au niveau de la main d'œuvre et de la quantité de travail.
  • Epandage dans les prairies à n'importe quelle date de l'année.
  • Je m'y suis vite retrouvé économiquement.
  • Une très belle évolution des prairies.
  • Nous avons tout de suite étaient autonomes en herbe.
  • Au niveau du fourrage, c'est une évidence : ça pousse plus sans mettre d'azote.
  • Les frais vétérinaires ont nettement diminué.
  • Depuis plusieurs années : plus aucun cas de coccidiose.
  • Une meiileure ambiance dans les batiments (ça ne sent plus l'ammoniac...)
  • Meilleure santé générale du troupeau.
  • La terre est plus facile à travailler
  • Meilleure rétention d'eau et plus de résistance à la sécheresse.
  • Meilleur enracinement (120 cm avec Bactériosol contre 60 cm sur la partie témoin).
  • Autonomie retrouvée.