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Témoignages et résultats

Témoignage
Jean-Luc Dussoubs, éleveur de limousines témoigne sur les solutions SOBAC qu'il utilise depuis plus de 20 ans.
Jean-Luc Dussoubs
Fier de montrer mes résultats
Éleveur de bovins viandes (limousines) / polyculture
2012
Oradour-sur-Vayres
87150
Haute-Vienne

Culture/Production

Jean-Luc Dussoubs est éléveur de limousines à Oradour sur Vayres (Haute-Vienne).  

Son exploitation : 130 vaches Limousines / 145 hectares / 200 UGB / 17 hectares de triticale, 4 hectares de méteil, 7 hectares de maïs, 117 hectares de prairies. Travaille depuis 20 ans avec la SOBAC.

Produit/Usage

  • Bactériosol concentré (depuis 1992) / Pour augmenter la fertilité des sols naturellement.
  • Bactériolit (depuis 1992) / Pour valoriser les effluents d'élevage (fumiers et lisiers).
  • Semences (depuis 2004) / Pour avoir une production fourragère autonome et de qualité.

Témoignage

En 1990, les deux frères Fabre et Marcel Mézy sont venus nous voir par l’intermédiaire d’une personne avec qui on travaillait pour engraisser. On avait pas mal de problèmes sanitaires, de diarrhées sur les petits veaux surtout. On chopait tout ce qui passait et on s’apercevait que l’herbe n’était plus bonne. On passait et repassait de l’azote pour la faire pousser. On avait beaucoup de problèmes de délivrance.

J’étais très jeune quand ils sont venus tous les trois, j’étais encore à l’école. Comme nous avions confiance en la personne qui nous les amenait, nous avons commencé tout de suite à faire des essais. Des ronds dans des parcelles, des demi-parcelles.

 

L’année suivante nous avons remarqué que les animaux allaient directement là où il y avait eu du Bactériosol. C’était très net. On a donc décidé de faire une partie encore plus importante au Bactériosol et là, on a vu de vrais changements. Il y avait du trèfle alors qu’il avait disparu depuis longtemps. Et puis, dès la deuxième année, on a pu faire les premières constatations sur le troupeau : les bêtes étaient en meilleure santé, ça se voyait à l’oeil nu et elles n’avaient plus de diarrhée. On travaillait déjà beaucoup avec du fumier à l’époque et donc c’était super pour nous. Le seul problème au démarrage, c’était l'épandage du produit qui était sous forme de poudre. En 20 ans, ça a fait des progrès énormes. Au début on mettait le Bactériosol au printemps alors qu’aujourd’hui on met tout à l’automne.

 

On avait arrêté Bactériolit un moment parce que c’était un peu contraignant à mettre sur les fumiers et en plus mon père était parti à la retraite. Maintenant, on a repris avec le nouveau produit : le Bactériolit Concentré, qui est plus facile d'emploi. Les tas de fumier ont l’air de bien travailler. Ils n’ont pas diminué, ils n’ont pas d’odeur.

 

Avec Bactériolit, quand on épand, huit dix jours après, les bêtes peuvent aller sur la parcelle

 

On le met début septembre s’il pleut. Et dès que l’herbe repousse, c’est bon, les bêtes mangent. On enrichit énormément le fumier, on diminue les pertes par lessivage et ça évite de mettre des engrais derrière.

 

Mon père, à l’époque, mettait 25 tonnes de chaux par an, 300 kilos/hectare d’engrais complet et après, deux à trois passages à 100 kilos/hectare d’azote. On a arrêté tout ça. Sur les céréales, on fait juste deux petits passages d’azote à 100 kilos/hectare et sur les prairies de fauche, j’essaie de mettre 20 unités d’azote. Sur les pâtures au Bactériosol, on ne met rien de plus.

 

Ici, nous avons des sols très lourds à travailler. Il y a beaucoup de mottes très dures. Aujourd’hui on n’a plus ça.
Maintenant, la terre s’effrite, ça tasse moins. Nos sols ont considérablement évolué. Mes deux marchands de vaches utilisent aussi ce procédé, c’est un signe !

 

Ils m’ont vu travailler avec, ont vu les stocks qu’on avait, et la santé du troupeau.

Tous les stagiaires qui sont passés ici ont adopté ce procédé par la suite.Mon ancien ouvrier qui s’est installé est aussi un adepte du “Bactério”. Il fait du mouton et il dit qu’il voit la différence.

 

Économiquement c’est plus rentable

 

On est en gros à 150 kilos/hectare et puis c’est surtout la facilité de travail avec ce procédé. Première quinzaine de septembre, on va passer le Bactériosol partout. C’est une période un peu plus creuse,
on a du temps. Et au printemps on n’a pas à remettre de l’engrais.

 

Pour aller dans cette démarche, Il faut quand même avoir dans un coin de la tête l’envie de ne pas polluer.

En 90, je sortais d’un BTA et j’avais appris tout le contraire. Quand mon père a commencé à utiliser ce produit et que je m’y suis intéressé, j’ai essayé d’en parler autour de moi mais ça a été très dur. Nous sommes restés dix ans à être les seuls à l’utiliser ici. Et on s’est mis beaucoup de personnes à dos ; elles nous disaient que c’était de la poudre de perlinpinpin, que j’avais des réserves dans le sol et que j’allais épuiser ma terre. On me disait que mes vaches allaient être en déséquilibre, qu’elles allaient manquer de tout.

 

À la Chambre d’Agriculture, on ne peut pas dire qu’ils nous aient aidés. Les coops, c’était la même chose. J’étais le premier à prendre ce produit dans la région, j’ai vraiment été un précurseur. J’ai tout de suite essayé de le faire bien. Quand j’y repense, c’est fou comme le procédé de Marcel Mézy a fait son chemin en vingt ans !

 

Aujourd’hui, tous ces gens qui se foutaient de nous il y a vingt ans, se posent des questions

 

Même s’il en reste qui n’ont pas évolué du tout. Depuis, nous avons fait des portes ouvertes où les gens ont pu voir que nos terres ne s’étaient pas appauvries, bien au contraire. J’étais fier de montrer mes résultats.

 

Il y avait des gars à la Chambre qui ne faisaient que m’attaquer. Les deux ou trois premières années, j’étais jeune, je ne disais rien, j’attendais les résultats. Ils sont partis à la retraite mais pendant sept-huit ans ils ne m’ont pas mené la vie facile. Ils m’interdisaient de réunions. Ils ne m’aimaient pas parce qu’ ils avaient tort et qu’ils ne voulaient pas le reconnaître. Il y a une dizaine d’années, ces gens de la Chambre d’agriculture ont commencé à vouloir parler de compost, du travail avec les fumiers alors qu’il y a vingt ans, ils disaient exactement le contraire. Je ne les ai pas ratés sur ce sujet… Je leur ai dit : « Il y a dix ans, tu disais que le fumier ne servait à rien et maintenant tu veux en faire du compost ? A mon avis, la terre n’a pourtant pas changé en dix ans… » 

 

Ils ont fait des essais comparatifs avec nous. Il y avait trois bandes. Nous, on avait fait une bande au Bactériosol, et la Chambre d’agriculture avait fait son échantillon. On est toujours ressorti devant avec le Bactériosol. Ils ont arrêté leurs essais…Carrément !

 

Aujourd’hui il y a de nouvelles personnes à la Chambre. Ça évolue. Maintenant, autour de moi, ils sont une demi douzaine à travailler avec la SOBAC. Tous ceux qui l’utilisent en sont contents. Je n’en ai pas vu un seul abandonner en cours de route. La deuxième année, tu vois tout de suite l’évolution.

 

Tous les terrains qu’on reprend autour, on les bombarde au Bactériosol les deux premières années. J’ai une très grande parcelle que j’ai reprise quand elle était en friche. En plus la première année, c’était une année sèche. J’ai tout broyé, on a tout enlevé. J’ai mis du Bactériosol sur la friche au printemps et à l’automne, j’ai remis 300 kilos de Bactériosol.

 

Deux ans après, c’était impressionnant le changement. Les deux premières années, il faut vraiment bien le mettre en place

 

Fallait oser partir à l’aventure il y a vingt ans. Mon père avait commencé deux ans avant et nous avions une grande confiance dans la personne que nous avait amené la SOBAC. Sans cette personne là, je ne sais
pas si nous serions partis. Il n’y avait aucun recul à l’époque.

 

Et puis, pendant toute cette période, la SOBAC venait ici trois ou quatre fois par an. Ils venaient voir, ils me posaient des dizaines de questions. Ils regardaient les bouses, ils venaient voir les animaux. On avait fait des essais sur des terrains très caillouteux, c’était phénoménal. Le trifoulet sauvage, les trèfles poussaient partout.

 

Le méteil, on l’a attaqué il y a plus de dix ans. Le gars qui est venu moissonner, il n’avait jamais vu ça. Si on réussit à monter à 22-24% de protéines, on pourra engraisser les génisses qu’avec ça. On pourra supprimer le peu de matière azotée qu’on ajoute encore.

 

C’est vrai qu’il y a chez nous maintenant un respect de la nature, de la terre qu’on laissera. J’en vois certains qui ont bombardé en chimique et n’ont fait que des céréales, ils ont tué leurs terres. Si je n’ai pas été suivi au début, c’est parce que j’étais un gamin. Si ça avait été un type de 40 ou 45 ans, ça aurait pris plus vite. Les

mentalités évoluent quand même.

 

Il y en a qui commencent déjà à donner du foin aux bêtes alors qu’on est début août. Ce sont pourtant les mêmes sols que les miens. Moi j’ai de l’herbe haute comme ça, du trèfle partout, nous sommes chargés.
C’est très rare qu’on ait à donner du foin dans les prés. Là, on va aller jusqu’au 20 novembre.

 

Après vingt ans, je suis plus que fier de mes résultats. On a retrouvé l’amour, le respect de la terre, de l’environnement de l’animal aussi

 

Je crois que maintenant je suis respecté parce qu’on a un beau troupeau, parce qu’ils voient que nous travaillons bien, que ça marche. Lors des portes ouvertes, certains ne viennent pas. Quand on se retrouve pour les ensilages, je leur dis : « Essayez au moins ». Ils bombardent en azote, c’est de la folie.

 

Car une bête qui mange un bon fourrage, ça se sent. Et puis, je sais que si un lièvre mange derrière moi quand j’épands du Bactériosol, il ne va pas s’empoisonner.

 

Même chose si j’en mets à proximité d’un ruisseau. Après, c’est avoir le respect de soi-même. Il faut aimer ce qu’on fait pour entrer dans cette démarche. Vu l’ampleur que prend Bactériosol et ce qu’en disent les gens quand ils l’utilisent, je me dis que j’ai pris le bon chemin.

 

Les gens me disent quand ils viennent : on sait pas comment tu fais mais tu as du trèfle partout. En passant en voiture, le gars qui est du métier, il voit bien s’il y a de l’herbe ou pas. Il voit bien que sur ma grande parcelle j’ai ensilé, j’ai fait de l’enrubannage et là c’est encore bon à manger. Et je ne suis pas passé avec l’ammonitrate.

 

Il y a des nouveaux utilisateurs avec nous et pour rien au monde ils ne reviendraient en arrière. En plus, ce sont des laitiers et ils voient la différence encore mieux. Quand leurs bêtes allaient dans une parcelle qui n’était pas Bactériosol, elles n’avaient pas envie d’y aller. Ils disaient que c’était flagrant.

Ils sentent quand les bêtes sont bien.

Depuis la grosse porte ouverte qu’on a fait et qui a fait bouger du monde, il  y a beaucoup de jardiniers qui ont essayé Bactériosol et ils disent que c’est phénoménal.

 

Résultats

Il utilise du Bactériosol pour la fertilisation des cultures et Bactériolit pour valoriser les effluents d'élevage. Il se fournit aussi en semences SOBAC pour être plus autonome au niveau fourrager.

 

  • Meilleure santé des bêtes : plus de diarrhée.
  • Les tas de fumier n'ont pas d'odeur.
  • Les bêtes peuvent pâturer 8/10 jours après épandage.
  • On enrichie énormément le fumier, on diminue les pertes par lessivage.
  • Plus de chaux et ni d'engrais.
  • Nos sols ont considérablement évolué.
  • Economiquement c'est plus rentable.
  • Un travail facilité grâce à ce procédé.
  • On a fait des essais comparatifs et on est toujours ressorti devant avec le Bactériosol.