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Témoignages et résultats

Témoignage
Jean-Philippe Granger, céréalier, éleveur
Jean-Philippe Granger
Je vois ma terre différemment
Éleveur bovins lait, céréalier
2015
Notre Dame de Sanilhac
24660
Dordogne

Culture/Production

Jean-Philippe Granger, à Notre-Dame de Sanilhac en Dordogne, 47 ans. Son exploitation : 210 hectares dont 70/80 hectares de prairies avec 15 ha de luzerne dans la rotation. Le reste en céréales avec blé, maïs, tournesol, méteil. Sur 140 ha de céréales, 70 ha de maïs. Il élève 45 à 50 Prim’Holstein.  

Produit/Usage

  • Bactériosol concentré (depuis 2010) / Pour augmenter la fertilité des sols naturellement

Témoignage

Président depuis deux  ans de la Chambre d’Agriculture de Dordogne, Jean-Philippe Granger est en perpétuelle recherche d’amélioration de ses pratiques culturales. Que ce soit au niveau du département ou de son exploitation, il est un exemple pour beaucoup. 

" Je suis curieux de nature. J’ai découvert ce procédé par une personne qui travaillait avant à la Chambre d’Agriculture.  Je commençais à me poser des questions sur les techniques culturales simplifiées mais je ne m’étais pas encore remis en question sur les amendements pour la bonne raison qu’avec les rotations en polyculture élevage plus le fumier, on avait des résultats. Le sol était relativement vivant. 


J’avais une parcelle au bord de la route où rien ne poussait et on y a essayé le Bactériosol. La première année ça a produit un peu. Je me suis dit que c’était peut être un coup de chance. Le colza qui a suivi était bien. J’ai commencé à en mettre un peu plus. 
L’autre élément déclencheur c’est l’année dernière quand la SOBAC m’a proposé de faire un profil de sol, de descendre à deux mètres de profondeur, avec d’un côté une parcelle en Bactériosol depuis quatre ou cinq ans et de l’autre une parcelle sans. 
 

La différence était énorme à tous les niveaux : les galeries de vers de terre, le pH, les différentes strates

 

D’un côté il y avait un dégradé très progressif et de l’autre c’était très tranché.
Sur le pH, j’ai été très surpris. Sur les plateaux c’est acide, il fallait amener de la chaux. Et là, sur la parcelle en Bactériosol on avait un pH à 6 ou 7. Je me disais : ce n’est pas possible. A côté, c’était à 5,5 en surface et on ne retrouvait le pH de 7 qu’en sous-sol, à deux mètres. Il y avait une homogénéité flagrante qui était en train de se faire côté Bactériosol.  
 

Depuis, ce sont deux semi-remorques de Bactériosol et je n’ai plus du tout de PK. Avant, c’était aussi deux semi de PK. 
En Dordogne, au niveau de la Chambre, on avait décidé de former quatre ingénieurs agro sur ces nouvelles pratiques, sur l’agroécologie et de faire passer de l’information aux agriculteurs. Aujourd’hui je travaille mes sols différemment et le procédé SOBAC s’intègre très bien dans cette nouvelle démarche.
J’ai été surpris l’année dernière sur une parcelle en Bactériosol depuis deux ans où j’ai été moins embêté pour labourer, ça tirait moins. La terre était plus friable, moins compactée. 


Les problèmes environnementaux, j’y suis sensible et je suis conscient de la mauvaise image du monde agricole. Les nouvelles générations sont de plus en plus ouvertes à ces préoccupations. Il y a aussi les questions liées à la santé. Dans la génération de mon père, on ne compte plus ceux qui sont partis à 45 ou 50 ans. On sait pourquoi il y a eu autant de décès si jeunes… 
Depuis que je suis installé, je n’ai jamais cessé de réduire les doses de produits phytosanitaires, de faire des impasses. Je fais des traitements à minima avec un sarclage et après quand le maïs est développé, l’herbe pousse mais je la laisse. Je vais peut être perdre 4/5 quintaux/ha par rapport à celui qui aura traité plusieurs fois mais si on prend en compte les passages, la santé, l’environnement, je m’estime gagnant par rapport à lui. 
Le Bactériosol est un plus dans ma démarche. Avant, le PK me coûtait 200 euros/ha. Aujourd’hui Bactériosol me coûte 135 euros/ha et j’ai le même rendement.  Déjà là, je suis gagnant. 

 

Nous retrouvons du bon sens

 

Le contexte est différent dans notre département. Mes prédécesseurs à la Chambre d’Agriculture dont je suis le président depuis deux ans (auparavant j’ai été président du pôle élevage pendant six ans), avaient mis des choses en place.
Il y avait des groupes d’agriculteurs qui s’étaient structurés et avaient travaillé sur les couverts, les techniques simplifiées entre autres,  à cause de la zone vulnérable qu’il y a eu sur Sarlat.
Grâce à cette zone vulnérable, la Chambre d’Agriculture a formé des ingénieurs sur ces nouvelles pratiques et grâce à la volonté de certains agriculteurs qui se sont remis en question, nous avons une expérience en Dordogne que beaucoup n’ont pas et nous envient.

 

Je suis en train de modifier tout le fonctionnement de la Chambre d’Agriculture et je veux que la première mission des conseillers soit d’animer des groupes d’agriculteurs, pour des discussions à bâtons rompus sur les démarches culturales. Qu’ils fassent remonter la vérité du terrain afin de créer une vraie dynamique forcément porteuse d’innovation. 
Ça agace un peu ceux qui sont installés dans leur démarche, les techniciens qui sont dans leurs habitudes. Le changement fait peur.
 
Aujourd’hui, nous retrouvons du bon sens. Je fais sur mon exploitation tout le contraire de ce qu’on m’a appris à l’école. Je suis sorti de BTS en 88. Mon prof de phytos m’expliquait que le meilleur placement, mieux que la bourse, c’était l’azote. Plus tu mettais d’azote sur le blé, plus tu gagnais. Je ne fais pas le procès ou l’éloge de qui que ce soit.
Aujourd’hui simplement, on rectifie le tir. 

 

Demain le problème ce sera l’eau. Si on a un sol mieux travaillé, plus friable, avec des racines qui descendent plus profond, on augmentera la réserve utile et en matière d’irrigation, on aura besoin de moins d’eau. C’est sûr que c’est un plus.
J’ai vraiment découvert la vie du sol avec la SOBAC. Avant je regardais ma plante, la maladie, et le sol était un simple support. J’apportais ce qu’il fallait à la plante. C’est vrai qu’aujourd’hui le raisonnement est différent. Avant de regarder la plante, je regarde le sol. Ça change tout. J’essaie de ne pas y aller n’importe quand alors qu’avant, quand ça passait ça passait. 

 

Il y a en plusieurs qui ont vu mon profil de sol et les galeries de vers de terre et ça aussi on en parle. On apprend chaque jour. Aujourd’hui, je suis à fond dans le procédé SOBAC et les nouvelles pratiques.
J’ai un franc-parler, j’écoute, je respecte mais je dis ce que je pense.
Quand avec la commerciale de la SOBAC on regarde les cultures, les mycorhizes tout ça, je découvre plein de choses. 

 

Ce qui est flagrant, c’est la structure du sol et quand je prépare mes semences par exemple, je vois ma terre différemment. Je la regarde, elle est belle, on a envie de la manger…! Elle plus friable, moins hostile. Avant elle était agressive avec des arêtes franches, compactées. Alors que là, on dirait que ça s’émiette.
Même si je parle de la SOBAC et de Bactériosol, je ne me permets pas d’influencer quiconque. Je parle de méthodes alternatives, de techniques simplifiées, d’agroécologie en disant que moi même aujourd’hui, j’essaie aussi des choses, que je dépense moins, que je mets moins de phytos, moins d’engrais et que j’ai les mêmes résultats ".
 

Résultats

Il utilise du Bactériosol pour apporter une fertilisation naturelle sur les céréales. 

 

  • Un profil de sol décisif ; + de vers de terre, régulation du pH.
  • Arrêt des engrais de fond.
  • Maintien des rendements.
  • Terre plus friable, moins compactée.
  • Amélioration de la structure du sol.