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Témoignages et résultats

Témoignage
GAEC de Lagacie, Nathalie et Raymond Monier, utilisateur des solutions SOBAC
Nathalie, Raymond et Dominique Lagacie
Nous ne reviendrons jamais en arrière
Sélectionneurs Limousin
2015
OMPS
15290
Cantal

Culture/Production

Raymond Monier, sa femme Nathalie et leur fils Dominique sont sélectionneurs de limousines et éleveurs de chèvres laitières à Omps dans le Cantal sur le GAEC de  Lagacie.  Leur exploitation : 123 hectares de SAU dont 15 ha de méteil, 7 ha de maïs et le reste en prairies temporaires (75 ha) et naturelles (25 ha) 350 chèvres pour la traite, 100 vêlages annuels en bovins allaitants limousins.

Produit/Usage

  • Bactériolit (depuis 2005) / Pour la valorisation des effluents d'élevage.
  • Bactériosol concentré (depuis 2006) / Pour apporter une fertilisation naturelle.

Témoignage

Avec sa femme Nathalie et son fils Dominique, Raymond Monier n’a eu de cesse ces dernières années d’optimiser son exploitation. Dans le concept SOBAC depuis près de dix ans, il a tout arrêté en chimique, y compris l’azote et pense avoir trouvé sa vitesse de croisière dans une agriculture très raisonnable.  

" Il y avait eu une opération portes ouvertes SOBAC en 2004, en Haute-Vienne chez M. Jean Luc Dussoubs et une deuxième dans le Cantal chez M. Paul Besson tous deux sélectionneurs limousin. C’était juste après la sécheresse de 2003 et on essayait de trouver des solutions pour être un peu plus autonomes. Ce qui m’avait le plus marqué, ce sont ses prairies plus vertes que chez les voisins alors qu’on approchait de l’été. Les maïs aussi avaient l’air plus vigoureux. Et puis sa façon de travailler, de concevoir les apports de fumier, c’est toute une approche qui m’a séduit. 


Avec mon épouse, nous voulions travailler plus proprement, notre préoccupation était à la fois économique et environnementale. 
Nous avons fait un essai sur une trentaine d’hectares. On avait mis du Bactériosol sur les prairies naturelles et ensemencé les effluents avec Bactériolit. 

 

J’ai vite constaté la diminution des refus sur les pâtures

 

Quand on mettait les vaches dans l’herbe, elles ont tout de suite semblé mieux d’un point de vue sanitaire. Ça se sentait dans leur comportement global et sur l’aspect des bouses. 
A première vue, on ne perdait pas sur les rendements, ils étaient simplement plus étalés sur l’été. Et puis, on a vite gagné du temps. Une fois que le fumier est en place, nous n’avons plus à ressortir les épandeurs d’engrais comme on faisait avant. 

 

Au lieu de faire de la céréale pure, nous sommes passés au méteil. Nous nous sommes mis à faire des mélanges avec plus de légumineuses (luzerne, trèfle). 

En 2006, nous sommes passés à 100 % dans le concept SOBAC. Nous avons arrêté tous les traitements sur céréales (désherbage, fongicides). Trois traitements en moins ! En NPK, on a tout arrêté, on n’a plus acheté un seul kilo d’engrais chimique. On a même complètement arrêté l’azote. On a voulu aller au bout de la démarche. 

 

Les premières années quand je voyais les voisins sortir les épandeurs d’engrais, je n’étais pas tranquille. Je me demandais si je ne faisais pas une connerie. 
 

Dans les stabulations, il y a beaucoup moins d’ammoniac, les bêtes et même nous, respirons mieux

 

Dans les fourrages, il y a beaucoup moins d’azote soluble dans les valeurs alimentaires et les bêtes digèrent beaucoup mieux. Chez les vaches, il y a beaucoup moins de problèmes d’entérotoxémie, de problèmes digestifs.


La terre est plus légère à labourer, moins tassée. L’herbe est moins vert foncé, moins tape-à-l’œil qu’avant avec l’azote mais elle est là quand même ; elle est plus épaisse et il n’y a plus aucun refus lorsque les vaches paissent. Il y a une amélioration au niveau de l’appétence. C’est toute une évolution qui s’est faite et le procédé SOBAC en est un élément ; c’est le raisonnement global qui a évolué. 

 

Mes sols se comportent différemment. Nous avons le sentiment qu’ils respirent beaucoup mieux. Même quand on les laboure, on voit beaucoup plus de vers de terre. On n’en voyait plus un seul…
Quand on laboure les oiseaux sont revenus derrière le tracteur. Il y a même des pêcheurs qui viennent quand je laboure pour ramasser les vers. 


Nous voulions en finir avec les produits phytosanitaires. Nous voulions valoriser nos fumiers. Au début, les techniciens de coopératives nous ont dit que ça ne marcherait pas. Quelques années plus tard, ces mêmes personnes proposaient des produits concurrents sous d’autres marques pour traiter les fumiers. 
Ça commence à évoluer légèrement au niveau de la Chambre d’Agriculture  mais c’est long. Ils voient aussi les résultats de procédés comme celui de la SOBAC sur le terrain. Ils ne sont pas aveugles quand même ! 
Notre fils Dominique a fait des études agricoles. Il adhère complètement à notre démarche. 
C’est un soulagement d’être sorti de cette spirale. Je connais un collègue qui est malade aujourd’hui et qui travaillait pour une entreprise qui épandait des produits chimiques. Il n’est guère plus âgé que moi. Ça fait réfléchir. 

 

Avant, c’était 30 tonnes de chimique par an

 

Depuis qu’on travaille avec la SOBAC, notre prise de conscience n’a fait que grandir. Mon épouse est originaire de l’Aude où il se fait beaucoup de céréales et à l’époque, ils épandaient les produits chimiques avec des ULM. Elle était gamine et elle s’en rappelle. Beaucoup de gens avaient des rougeurs, des problèmes de peau. Elle voyait bien que ce n’était pas inoffensif. Aujourd’hui d’ailleurs, c’est interdit.


Avant j’apportais 150 unités d’azote sous forme d’ammonitrate, 180 unités de potasse et peut être un peu moins de phosphore, soit trente tonnes de chimique en tout. Aujourd’hui,  nous sommes fiers de respecter les sols. Une chose est certaine, on ne reviendra pas en arrière. Au niveau des fumiers, il y a beaucoup moins d’odeurs, c’est du compost qu’on épand. En l’épandant, on a conscience que ce fumier a une autre valeur qu’avant. C’est vraiment un fertilisant.  Avant, il fallait l’étaler parce qu’on l’avait mais après, il fallait acheter l’azote, la potasse, le phosphore, la chaux. Là, on amène tout en même temps. 

 

Les chèvres restent dans la stabulation. Le troupeau existe depuis cinq ans. Il y a beaucoup d’élevages qui vaccinent contre l’entérotoxémie, pas nous. Je pense que nos fourrages sont mieux équilibrés, plus sains et on a beaucoup moins de problèmes digestifs.
 

Déjà en 2005/2006, notre gain en marge était déjà assez net et il ne fait que progresser


Nos cultures résistent beaucoup mieux à la sécheresse. Nous sommes autonomes en fourrage à part la paille. C’est la seule chose que nous achetons à l’extérieur. Et pourtant avec les chèvres, nous sommes très chargés. Nous ne sommes pas loin de 2 UGB à l’hectare. 
Il y a beaucoup moins de gaspillage. Les bottes s’abîment moins et même en silo, ça chauffe moins. Les fourrages se conservent beaucoup mieux parce qu’ils sont plus équilibrés.
On ne dépasse nulle part les normes puisque nous n’utilisons plus d’engrais chimiques. Nous continuons donc à progresser dans cette agriculture raisonnable qui nous convient bien. En bovins limousins nous valorisons déjà notre viande en travaillant comme on le fait. En bio la différence serait minime par rapport aux contraintes.


Nathalie : On n’évoluera plus jamais vers du chimique, ça c’est sûr. Dans la Cuma, il y en a beaucoup qui se foutaient de moi quand je leur disais qu’il fallait se protéger les mains, mettre des masques au moment des épandages. Quand ça a commencé à être un peu obligatoire, qu’il a fallu revoir les pulvérisateurs, que des gens ont eu des maladies reconnues professionnelles, ils ont commencé à dire : tiens, elle n’avait pas tort en fait. Je suis de Castelnaudary, un pays céréalier, on en prenait plein la figure là-bas.
Dans les écoles ils ne parlent pas assez de ces méthodes. On en est toujours à l’engrais classique, au désherbage. Ça n’a pas évolué. 


Raymond : Dans la Cuma, on est les derniers à ensiler mais on est souvent les seuls à avoir une deuxième coupe correcte. 
Je préfère ça plutôt qu’avoir des silos qui coulent, avec des jus partout. On a peut être moins de volume en première coupe mais on compense derrière. 
J’ai des analyses qui montrent la qualité extrêmement bonne de nos fourrages. 


Nathalie : Le monde paysan n’est pas assez solidaire, il est trop individualiste. Du temps de mon beau-père, il y a eu de la coopération, les gens ont monté des projets ensemble. A nous tous ensemble de se montrer solidaires. "

 

Résultats

Ils utilisent du Bactériolit pour valoriser les effluents d'élevage et aussi du Bactériosol pour apporter une fertilisation naturelle

 

  • Plus aucun refus.
  • Des animaux en meilleure santé.
  • Gain de temps.
  • Economie d'intrants.
  • Amélioration de l'ambiance des bâtiments.
  • Meilleure digestion des animaux.
  • Terre plus légère.
  • Valorisation de nos fumiers.
  • Meilleure qualité des récoltes.
  • Amélioration de la marge.
  • Meilleure résistance à la sécheresse.