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Témoignages et résultats

Témoignage
Paul Besson, sélectionneur de Limousines dans le Cantal, utilisateur du Bactériolit, (15).
Paul Besson
Le coût a été divisé par deux
Éleveur sélectionneur de Limousines
2010
NAUCELLES
15250
Cantal

Culture/Production

Paul Besson est Installé depuis 1983 sur son exploitation à Aurillac dans le Cantal. Il est éleveur de limousines (80 vêlages Limousins). La ferme comprend 110 hectares dont 5 hectares de méteil grain, 11 hectares de méteil ensilage, 3 hectares de maïs, 40 hectares de prairies temporaires, le reste en prairies permanentes.

Produit/Usage

  • Bactériolit (depuis 2003) / Valorisation des effluents d'élevage.

Témoignage

Paul Besson n’est pas du genre à faire les choses à moitié. Lorsque Patrick Fabre, co-gérant de la SOBAC, est venu le voir, l’éleveur cantalou a tout de suite été séduit par le discours de cet homme de la terre. Pas de test, pas de parcelle témoin, c’est toute l’exploitation qu’il a convertie d’un coup au Bactériolit / Bactériosol, et il ne regrette rien.

" En 2000, j’ai fait la mise aux normes des bâtiments du site principal à treize kilomètres d’ici, qui fait 75 hectares. J’ai remis la stabulation aux normes et je me suis posé la question de la valorisation du lisier et du fumier. Après des essais avec un produit à base d’algues pas concluant au niveau du suivi, j’ai rencontré le technicien SOBAC. C’était en 2003 et à l’automne j’ai passé ma première commande de produits notamment pour traiter tous les effluents de l’exploitation.

 

J’ai donc commencé avec le Bactériolit puis j’ai pris du Bactériosol pour compléter sur les surfaces qui restaient. Je n’ai pas fait d’essai. J’ai pris un risque mais je fonctionne comme ça. Je fais confiance aux gens. Ces gens-là ont su me convaincre, ils ne m’ont pas tenu de discours faramineux comme certains qui vous disent que vous allez augmenter vos rendements.
Il a su me convaincre de la qualité du produit qu’on obtenait avec  le fumier et le lisier. C’est ce que je recherchais. Ils m’ont dit aussi : Faut pas s’attendre à des miracles, c’est pas un produit surnaturel qui va doper la production fourragère de but en blanc. Ils m’ont expliqué qu’il allait y avoir une évolution au fil de l’utilisation, que j’allais constater une évolution au niveau de la structure des sols, de la flore, de la manière dont les bêtes pâturent.

 

L’utilisation des engrais chimiques ne me correspondant plus, la SOBAC est arrivée au bon moment. La réflexion d’utiliser des produits plus naturels était déjà faite. Il y a une confiance qui s’est instaurée rapidement. Aujourd’hui la décision que j’ai prise, je ne la regrette pas.

 

Aujourd’hui sur les pâtures, j’ai beaucoup moins de refus qu’avant

 

J’ai attaqué en période de sécheresse prononcée, en 2003. Mon système était calé avec les effluents c’est à dire que je mettais du fumier l’hiver et le lisier je le mettais au printemps. J’ai donc épandu mon lisier comme d’habitude fin mai après déprimage (passage précoce des animaux sur les parcelles pour étêter l’herbe).

 

Début juillet j’ai fané, j’ai ramassé le lisier parce qu’il n’avait pas fondu, il ne s’était pas dégradé. En 2004, j’ai refait le même système avec le lisier traité et là, je me suis rendu compte que ce qu’il me disait était vrai. Trois semaines après l’avoir épandu, quand j’ai remis des bêtes,  elles se sont réparties sur la parcelle uniformément sans chercher des endroits où il n’y avait pas eu d’épandage. Alors qu’avant c’était flagrant, elles pâturaient beaucoup plus les surfaces non couvertes.

 

En 2004, où le printemps n’a guère été plus pluvieux qu’en 2003, j’ai remarqué tout de suite que le lisier avait évolué de façon importante. Au bout de quinze jours / trois semaines, on ne retrouvait plus rien.
Autre constatation, après épandage, c’est la flore qui a changé. Du trèfle a commencé à sortir là où il n’y en avait pas avant ainsi que de la minette.

 

Le coût a été divisé par deux

 

A partir du moment où j’ai travaillé avec la SOBAC, je n’ai volontairement plus mis d’azote bien qu’on puisse continuer à en mettre un peu avec ce concept. Avant, c’était en gros 500 kilos/hectare d’intrants chimiques, soit 35 à 40 tonnes d’engrais par an. Et là je suis à 5,5 tonnes de Bactériolit.

 

Le système SOBAC, c’est une remise en cause de tout ce qu’on a appris dans la formation. La fertilisation telle que la préconise la SOBAC n’est pas toujours appréciée à sa juste valeur. On est toujours dans un discours qui ne vous fait pas tirer profit de vos propres effluents mais vous pousse à acheter ce qui manque au sol. Je ne suis pas le seul à avoir réfléchi à ça et à préférer faire le contraire. Ce serait dommage de ne pas utiliser tout ce qui est produit sur l’exploitation d’autant qu’on a la technique pour l’améliorer. Aujourd’hui, le fumier tel qu’il va être épandu dans un mois (au mois d’août) est beaucoup plus évolué comparé au fumier non-traité.

 

En 2006, sur une parcelle déprimée où j’avais mis mon lisier traité, on n’avait pu faner que fin juillet à cause du temps pluvieux. Tous ceux qui avaient fané avec moi ont ramassé du foin qu’ils ont qualifié d’immangeable alors que le mien s’était avéré très bon et très appétent malgré le retard de récolte.

 

La ration de mes vaches l’hiver est composée de 80 % d’ensilage d’herbe et le reste en foin ; ça veut dire qu’elles mangent trois à quatre kilos de foin par jour. J’avais cette ration, déjà avant de travailler avec la SOBAC.

 

Depuis que je travaille avec Bactériolit - Bactériosol, les déjections sont moins molles, plus moulées, les vaches se salissent moins même en période de mise à l’herbe


Au niveau de la pâture, les vaches mangent pratiquement jusqu’au bout. L’herbe garde son appétence, et je constate aussi plus de diversité dans la flore. Les bêtes se comportent bien au pâturage. Elles sont en forme et les croissances sont bonnes ; ceci se confirme par mon lot de mâles âgés dont la croissance a été de 1.7 kg / jour sur 60 jours.

Mon expérience avec le concept SOBAC a suscité un peu de curiosité de la part des voisins et certains d’entre eux  ont opté pour le concept SOBAC avec l’appui technique d’Yvan Mestries, technico-commercial du secteur.

 

Au départ, cette démarche je ne l’ai pas faite dans un souci économique. Mon souhait était de plus respecter l’environnement face aux critiques acerbes contre les agriculteurs-pollueurs. Ça me trottait dans la tête depuis un moment de mieux travailler avec nos effluents. J’ai trouvé le produit qui convient à ce que je cherchais et ça marche. C’est beaucoup plus souple au niveau exploitation. L’herbe peut attendre un peu. Et au niveau de la pâture, si c’est un peu dur, si ça a monté un peu, les vaches s’y comportent bien. Au niveau de la pousse de l’herbe c’est plus dans la continuité qu’au coup par coup et cette souplesse gagnée est très importante.

 

Depuis que je travaille comme ça, je me sens beaucoup mieux dans ma tête

 

C’est quand même un autre boulot. Même au niveau du travail proprement dit, épandre quarante tonnes d’engrais sur une année, ça ne se fait pas en une seule journée. Avant, le fumier je le sortais une fois les parcelles ensilées, je l’y entreposais dans les parcelles pour pouvoir le remettre à l’automne, ça faisait une double manipulation. Maintenant, dans la deuxième quinzaine d’août, quand il fait moins chaud et que les jours raccourcissent un peu, je mets mon fumier sans me tracasser de savoir s’il y a de l’herbe ou pas. Techniquement, ça me satisfait et je suis beaucoup plus tranquille. "

 

Résultats

Il utilise le Bactériolit pour la valorisation des effluents d'élevage et le Bactériosol en complément pour la fertilité des sols.

 

  • Evolution rapide du lisier et du fumier
  • Facilité d'épandage et de gestion des pâturages
  • Amélioration de la flore
  • Coût de fertilisation divisé par 2
  • Meilleure santé des animaux, meilleure digestion
  • Simplification des conditions de travail