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Témoignages et résultats

Témoignage
Pierre Calmelly, sélectionneur limousin en Aveyron et utilisateur des solutions SOBAC.
Pierre Calmelly
Le concept SOBAC offre au troupeau ce dont il a besoin
Sélectionneur Limousin
2014
Bozouls
12340
Aveyron

Culture/Production

Pierre Calmelly à Bozouls dans l'Aveyron, installé en 1986 à la suite de son père.

Son exploitation : 90 hectares SAU dont 55 ha de prairies naturelles, 10 ha de céréales autoconsommées et le reste en prairies artificielles.  En sélection au niveau du troupeau depuis 1988, 60 mères et une trentaine de bêtes jeunes. Production d’un maximum d’animaux pour la reproduction.

Produit/Usage

  • Bactériolit (depuis 1985) / Pour valoriser les effluents d'élevage.
  • Bactériosol concentré (depuis 1985) / Pour apporter une fertilisation naturelle.

Témoignage

Pierre Calmelly est un homme très écouté dans le monde des éleveurs. Après avoir été président du herd-book limousin au niveau Midi-Pyrénées, il a tiré sa révérence fin 2014 après 15 ans à la présidence de la station de Lanaud, station nationale d’évaluation installée à côté de Limoges, où sont contrôlés les 600 meilleurs jeunes taureaux de la race limousine.

 

" C’est une très longue histoire avec la SOBAC. La première fois que nous avons utilisé les produits de Marcel Mézy, la SOBAC n’existait même pas.  Il m’avait dit : " Je viens de trouver un truc, il faudrait que tu l’essaie ". 
C’était dans les années 85. J’avais une prairie naturelle, où il y avait un poirier au milieu et les bêtes s’y couchaient tout le temps. Au printemps, on en avait mis 2 ou 300 kilos en tournant autour du poirier. On avait laissé faire et à l’automne, quand on y a remis les bêtes, elles sont parties directement sous le poirier et elles ont pâturé là où j’en avais mis. J’avais appelé Marcel Mézy tout de suite car je n’en revenais pas.

D’habitude, elles n’allaient là que pour se coucher, elles salissaient tout. Et cette fois, c’est la première herbe qu’elles ont mangée. 

 

Cette première expérience m’a marqué. Ça avait été tellement flagrant. Les vaches avaient passé 24 ou 48 heures à pâturer au même endroit alors qu’elles avaient trois ou quatre hectares à côté. Elles étaient restées là, sur un demi-hectare. Il s’était vraiment produit quelque chose.
Au début, les gens n’y croyaient pas. Tout le monde en rigolait de cette poudre de perlimpinpin. Heureusement, ici, il y a eu les Franques, les Causse, nous, qui y avons cru au départ et après, le cercle s’est très vite agrandi. 
Après, j’ai laissé tomber le chimique même si j’utilise encore de l’azote en fonction des parcelles, suivant les mélanges que je fais. S’il y a beaucoup de graminées, je fais un passage au printemps. Et après, je ne travaille plus qu’avec mes fumiers ensemencés.

 

Jusqu’en 92, je travaillais plus ou moins avec Bactériosol mais depuis la création de la SOBAC, je le suis à 100 %. Et j’ensemence tous les fumiers avec Bactériolit.

 

Ce que j’ai remarqué tout de suite c’est l’appétence des herbages. C’était la preuve qu’il y avait quelque chose en plus

 

Et au niveau de la flore, j’ai vite revu des espèces qui avaient disparu des prairies. Je n’ai eu aucune baisse de rendement bien au contraire. Dans des prairies nouvelles, on trouve de très bons rendements. Nous sommes sur des terrains assez difficiles, séchants. 
Si mon premier souci était économique, je n’ai évidemment pas été insensible à l’effet bien-être qui s’est vite fait ressentir au niveau des animaux. 
En frais vétérinaires, en faisant en plus des vêlages d’automne, je n’ai pas de bêtes malades. Mes frais vétérinaires concernent les veaux que je vaccine contre la grippe et c’est tout. Les vaches ne reçoivent aucune vaccination, sur les veaux, il n’y a aucun problème de diarrhée.

 

Plus que la baisse des odeurs d’ammoniaque dans les stabulations, c’est la santé des animaux qui m’avait tout de suite marqué. Mais tout cela est lié. Les animaux sont d’autant plus en bonne santé que l’ambiance s’est améliorée. Après, la santé des animaux est liée à la qualité de la nourriture qu’on leur fournit. Quand on dit qu’il faut donner des vitamines, faire des cures de ci, de ça, pour moi l’animal doit trouver dans la nature tout ce qu’il lui faut. On n’a pas à complémenter à tout va comme ça se fait souvent. 
Une vache dans sa vie normale, elle doit manger de l’herbe. Après, quand on la rentre, elle a un fourrage de qualité qui doit lui permettre de nourrir son veau puis de revenir en chaleur. On n’a pas à faire des cures de minéraux, des vaccins à tout va. 

 

En prévention, je fais juste une cure de minéraux sur trois semaines avant la saillie. L’été, elles ont juste du sel. Je pense que le procédé SOBAC offre au troupeau tout ce dont il a besoin.
Ici, les sols sont carencés en phosphore mais je n’apporte pas de chaux pour compenser. Les rendements restent bons. Et je n’ai pas de carences avérées sur mes céréales. 

C’est vrai que c’est important de se sentir en avance sur les autres. Je me sens plus serein quand on aborde par exemple les mesures du Grenelle de l’Environnement. 
On est forcément sensible à la santé et surtout à ce qu’on va transmettre aux enfants. Qu’est-ce qu’on va laisser aux générations futures ? 

 

Je pense être sur le bon chemin.  Il y a trente ans nous n’étions pas conscients des nuisances qu’on causait à nos sols, à nos animaux. Il n’y avait pas de prise de conscience collective comme aujourd’hui.
La génération de nos parents a dû produire à tout prix. Ils gagnaient assez bien leur vie même s’ils ne travaillaient pas très bien. Aujourd’hui, ça a changé. On ne peut plus faire n’importe quoi, c’est de plus en plus dur.

 

Avec le procédé SOBAC, on réduit les coûts

 

Les coûts directs par rapport aux engrais et aussi tous les coûts indirects : frais vétérinaires grâce à une meilleure santé des animaux,  moins de gasoil consommé parce que moins de passages sur les terres et aussi moins de temps passé sur l’exploitation, ce qui est une notion de plus en plus prise en compte.  
Le tout additionné, ça fait la différence. Et plus de temps libre, ça aussi ça se regarde aujourd’hui. On ne raisonne plus du tout comme nos parents. 

 

Si on peut être autonome sur son exploitation, on arrive mieux à s’en sortir. Je ne le suis d’ailleurs pas totalement, j’achète de l’aliment complémentaire pour les veaux. Avec les céréales, c’est difficile de trouver le bon équilibre dans les mélanges. En plus en faisant du reproducteur, on ne peut pas faire n’importe quoi. Ce sont de futurs taureaux ou de futures vaches et il ne suffit pas de les nourrir, il faut développer l’animal, qu’il soit solide sur ses pattes et on a vite fait de donner de mauvais aplombs aux animaux sur un déséquilibre alimentaire et ça, ça ne pardonne pas. C’est un domaine où il y a encore une marge de progression importante.

 

On travaille complètement différemment quand on change son approche de l’agriculture. Maintenant je travaille aussi en fonction de la lune, le fumier, je ne le mets pas n’importe quand, contrairement à certains qui, en décembre, vont épandre du fumier tout vert. 
On tient compte de la météo, de la température du sol, c’est complètement différent.

 

Nous ne sommes plus dans l’immédiateté, nous travaillons beaucoup plus sur du long terme

 

En 93, nous avions organisé le concours national Limousin à Baraqueville. J’étais à l’époque le président de la race pour tout Midi-Pyrénées. J’avais dit à Marcel Mézy qu’il faudrait y être avec la SOBAC. On avait tourné un petit film sur mon exploitation qu’ils ont montré à Baraqueville. Ça a été un tremplin pour eux. C’est à partir de ce jour que les premiers gars en ont pris en Bretagne, dans le Limousin. Ça a fait boule de neige.
Les générations ont changé et les nouvelles voient l’agriculture différemment. Il a fallu quelques éleveurs un peu plus tenaces pour faire changer les choses, quelques éleveurs qui, contre vents et marées, ont continué avec ce concept sans se soucier des autres et le bouche-à-oreille a joué un rôle très important.
Bien sûr que c’est rassurant de voir le développement de la SOBAC. Ça nous conforte dans nos choix. 
Tout le monde s’aperçoit jusqu’aux plus hautes instances nationales, qu’il ne faut pas faire n’importe quoi. Tout va dans le sens de la SOBAC. "

 

Résultats

Il utilise du Bactériolit pour traiter et valoriser les effluents d'élevage et du Bactériosol pour la fertilisation. 

 

  • Appétence de l'herbe.
  • Suppression des engrais de fond.
  • Amélioration de la flore.
  • Amélioration de l'ambiance des bâtiments.
  • Réduction des coûts indirects (frais vétérinaires, gasoil...).