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Témoignages et résultats

Témoignage
Eric Brunel, éleveur Aubrac en Lozère, utilisateur des solutions SOBAC.
Eric Brunel
Avant, j'étais un ouvrier de la chimie
Éleveur, sélectionneur de vaches Aubrac
2015
St Paul le Froid
48600
Lozère

Culture/Production

Eric Brunel, 43 ans, est éleveur Aubrac à Saint-Paul-Le-Froid en Lozère Son exploitation : 245 hectares d’un seul tenant à une altitude entre 1 260 m et 1 480 m (la majorité des terres à 1 300 m) avec 100 UGB à l’année avec 70 vêlages par an. Il représente la deuxième génération de sélectionneurs Aubrac. Installé en 1995 en Gaec avec ses parents et aujourd'hui, exploitant à titre individuel depuis 2000.

Produit/Usage

  • Bactériolit (depuis 1995) / Pour valoriser les effluents d'élevage.
  • Bactériosol concentré (depuis 1995) / Pour apporter une fertilisation naturelle.

Témoignage

Au lieu-dit Fenestres, sur un flanc de montagne granitique exposé au nord, Eric Brunel, vit une grande histoire d’amour avec son troupeau d’Aubrac. Une race rustique qui, pour lui, se marie à merveille avec le concept de la SOBAC qui lui a, en outre, permis d’augmenter ses marges de façon substantielle.

La SOBAC, je l’ai cherchée et je l’ai trouvée … !


" En mars 1995, je sortais mon lisier et les conditions météo m’ont obligé à aller sur des pâturages parce que je ne pouvais pas rentrer sur les prés plats comme d’habitude à cause des congères qui obstruaient le passage.
Pendant tout l’été suivant, les vaches n’ont pas mis les pieds sur ces surfaces. On aurait dit un pré de fauche, l’herbe était très haute, c’était superbe, mais les vaches n’allaient même pas s’y coucher. Ça ne pouvait venir que du lisier.
J’ai laissé l’herbe crever sur pied. En octobre, je suis allé à Cournon, au Sommet de l’Elevage pour trouver une solution pour le lisier.


Je suis tombé sur Patrick Fabre, l’un des co-gérants de la SOBAC et j’ai vite commencé des essais avec Bactériolit. J’ai ensemencé ma fosse en écoutant scrupuleusement ses conseils. J’y croyais à moitié en fait. Je suis allé épandre sur les prés de fauche, au début je n’ai pas osé en mettre sur les pâturages.


L’année suivante, en août, sur une prairie nouvelle que je venais de faner, j’ai mis du lisier, dans l’espoir d’une deuxième coupe. Mon cousin est passé et m’a dit : « Les vaches ne sont pas prêtes à manger avec le lisier que tu as mis là ! "
Je lui ai répondu  que c’était du lisier ensemencé avec du Bactériolit et que c’était l’occasion de faire un test. Sept jours plus tard, les vaches sont entrées dans la parcelle, elles y sont restées trois jours… Elles sont sorties uniquement pour aller boire. Je n’en revenais pas.


A partir de ce moment-là, je me suis dit que ce que j’avais mis dans ma fosse ce n’était pas de la poudre de perlimpinpin comme disaient certains. C’était indéniable.

Avant je mettais 25 tonnes de chaux, j’ai complètement arrêté en 2003. J’ai arrêté les amendements complets soit 10 tonnes. Et enfin, je mettais 10 tonnes d’azote, je n’en mets plus que six.


Paradoxalement, depuis que j’ai arrêté d’utiliser de l’engrais minéral, je suis autonome en foin.
Ici, depuis toujours, on fait du foin en vrac de très bonne qualité.
Je rentre dans ma quatrième année avec Bactériosol. La première année, aucune différence. La deuxième année, c’était le jour et la nuit. J’ai une herse-ébouseuse et depuis plusieurs années, à cause des rats taupiers, je la passais régulièrement dans les pâturages pour enlever les bouses. La deuxième année avec Bactériosol, il n’y avait plus de bouses sèches comme avant. Ça n’existait plus. Par contre à la place, il y a de l’herbe très appétente contrairement  à l’herbe noire qu’on trouvait avant autour des bouses.

 

Avant, j’étais un ouvrier de la chimie


Je suis forcément plus observateur de mes sols qu’avant. J’ai fait un BTS et un BTA et pendant toute ma scolarité, on ne m’a rien appris de tout ça. Dans les écoles, le retard est énorme. On enseigne encore l’usage intensif de la chimie.
Il faut réapprendre l’observation. C’est ce que j’ai appris, entre autre, avec la SOBAC. Elle m’a obligé à sortir de la routine. Je me suis recollé à la nature, je me la suis réappropriée. Maintenant, je suis un paysan. Avant j’étais un ouvrier de la chimie.


J’ai très peu de frais vétérinaires. Je n’ai pratiquement jamais de diarrhées sur les veaux mais je pense que mon exploitation est saine au départ avec notamment mon foin en vrac qui est de très bonne qualité. Je suis d’ailleurs le seul dans le coin à travailler comme ça.
Dans mon étable il y a 143 chaînes, et je suis seul à l’étable. Et pourtant, j’ai du temps devant moi. C’est beaucoup moins de travail le foin en vrac.


Sur le secteur, en sélection Aubrac on n’est pas nombreux. C’est le bouche-à-oreille qui fonctionne. Parce que dans mon coin je suis tout seul. Mon fils fait les andins et je ramasse. Nous n’avons pas besoin d’une grande équipe pour travailler.

Pour valoriser plus, il faudrait qu’il y ait une filière élevage bio alors qu’aujourd’hui, si je passe en bio, je vais avoir des frais supplémentaires sans aucun retour.
Pourtant, ma façon d’exploiter est complètement naturelle. Je n’aurai aucun effort à faire pour  passer en bio.  Il manque juste les débouchés. "
 

Résultats

Il utilise du Bactériolit pour valoriser les effluents d'élevage et aussi du Bactériosol pour la fertilisation.

 

  • Suppression des achats de 25 t de chaux.
  • Evolution rapide des bouses.
  • Appétence de l'herbe.
  • Qualité des récoltes.