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Témoignages et résultats

Témoignage
nous avons arrêté 22 tonnes d’intrants chimiques
Claude Huot Et Romain Vignon
Nous avons arrêté 22 tonnes d’intrants chimiques
Éleveurs de vaches laitières.
2021
Randevillers
25430
Doubs

Culture/Production

Claude Huot, 58 ans et Romain Vignon, 34 ans

À Randevillers (Doubs)

96 ha dont 7 ha de céréales, 28 ha en prairies temporaires, 60 ha en prairies naturelles.

58 vaches de race Monbéliarde avec 330 000 litres de lait en AOP Comté.

Claude installé depuis 1991 et Romain depuis 2016.

Utilisateur depuis 2015

Produit/Usage

  • Bactériolit (depuis 2015) / Pour valoriser les effluents d'élevage

Témoignage

Depuis plus de cinq ans, l’exploitation de Claude Huot et Romain Vignon est fertilisée sur toutes les surfaces avec BACTÉRIOLIT. Les prairies trouvent enfin tout leur potentiel et les deux éleveurs ont le sentiment d’aller dans le sens de l’histoire valoriser leur terroir et la typicité de l’AOP COMTE.

Une diversité incroyable dans les champs de fauche

Romain : Nous avions un souci au niveau du lisier qui n’évoluait pas. Il se croûtait et il ne se mélangeait pas. Nous n’avions plus de légumineuses dans les prairies naturelles. La flore n’était pas belle. En 2015, nous avons tout ensemencé en BACTÉRIOLIT et l’année suivante déjà, le lisier n’était plus pareil. Dans les prairies la flore avait changé. Les bêtes étaient plus tranquilles.

 

Claude : J’ai une parcelle de référence de 5 ha qui était très dégradée et peu à peu j’ai vu revenir le trèfle blanc, le trèfle violet. C’est cet essai qui a été décisif.

 

Romain : Nous avons tout arrêté sauf l’azote sur les céréales. Avant, on mettait 10 t d’engrais phospho-potassiques plus 4 t d’engrais azotés pour la deuxième coupe et tous les ans 7/8 t de carbonate pour chauler.

Nous avons arrêté 22 t d’intrants chimiques, soit la totalité.

 

Claude : On passe une fois par an avec le fumier et le lisier en ayant diminué les quantités/ha. C’est plus économique en nombre de passages et positif au niveau agronomique

 

« Une diversité incroyable dans les champs de fauche »

 

Romain : C’est la diversité des prairies qui m’a le plus étonné. Le trèfle est revenu mais aussi la vesce, le lotier, la minette. Nous avons retrouvé de façon naturelle une diversité incroyable dans les champs de fauche.

 

Claude : En rendement, nous n’avons pas baissé. Même les années sèches nous nous sommes maintenus et en qualité nous avons vraiment progressé. Les pâtures restent vertes plus longtemps et repartent plus vite. Sur une deuxième coupe, après un épisode de sécheresse, on ne récoltait plus rien alors que maintenant on réussit quand même à faire 2 ou 3 bottes de mieux à l’hectare.

 

Romain :

 

Nous sommes autonomes à 95 %. Nous avons été agréablement surpris par le profil de sol.

 

Le pH, la texture de la terre, l’équilibre sur toute la hauteur, tout va dans le bon sens.  Les animaux sont détendus dans les pâtures, en pleine santé. Avant, on faisait un déparasitage à l’automne, cette année on n’a même pas eu besoin de ce traitement. Il y a moins de pression en parasitisme et nos frais vétérinaires sont très bas. Depuis deux ans, nous n’avons plus ces à-coups de fièvre de lait après les vêlages.

 

"Nous allons encore progresser en qualité de lait"

 

Romain : Depuis 2016, nous travaillons sur toute la surface avec SOBAC. Dans les prairies, on voit un meilleur dynamisme en deuxième coupe. Il y a aussi un meilleur drainage des sols. Avant, il y avait des parcelles où on restait 15 jours sans y mettre les pieds. Maintenant au bout de 2/3 jours on peut y retourner.

 

Claude : Nous n’avons rien ressemé et tout est revenu. Il a suffi de remettre les prairies en condition avec les effluents ensemencés avec BACTÉRIOLIT. Il y avait tout en réserve dans le sol.

 

Claude : Je pense que dans l’herbe, dans les fourrages, il y a un meilleur équilibre. Les vaches trouvent ce qui leur faut et l’augmentation des légumineuses dans la ration y est pour beaucoup. Il y avait un déséquilibre avant notre passage en BACTÉRIOLIT. Au niveau du lait, nous sommes bien en matière sèche. En taux d’urée nous sommes assez bas et stables.

 

Nous sommes autour de 200 mg/l quand, au contrôle laitier, beaucoup sont au-dessus de 300 mg/l.

 

Romain : Nous allons encore progresser en qualité de lait. Nous étions à 34,5 de Taux Protéique (TP) au mois d’octobre. Nous n’avions jamais été à ce niveau à cette période de l’année.

 

Claude : Aujourd’hui notre fourrage est à 30-40 % de légumineuses alors qu’avant il était tout juste à 10 %. En plus, il sèche beaucoup mieux.

 

Au niveau économique ça suit bien, il n’y a pas à se plaindre.

 

 

Romain : Nous avons repris goût à notre métier. J’ai le sentiment de me rapprocher de la nature. »