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Témoignages et résultats

Témoignage et résultats
Alexandre et Henri Peyrac, éleveurs de vaches Aubrac en Aveyron.
Biologique
Alexandre et Henry Peyrac.
Plus nous avançons, plus les résultats sont là
Éleveur de vaches allaitantes.
2018
Cruéjouls
12340
Aveyron

Culture/Production

Alexandre Peyrac , associé avec son père Henry, et son cousin Edmond sont éleveurs d'Aubrac en Aveyron. Ils sont en BIO.  

L'exploitation : 140 mères de race Aubrac - 263 hectares dont 55 ha d’estives sur le plateau de l’Aubrac. Pour les 210 autres hectares, un tiers de causse et de parcours, 15 hectares de céréales (méteil) auto-consommées et le reste en prairies. En agriculture biologique.

Produit/Usage

  • Bactériolit (depuis 2012) / Pour valoriser les effluents d'élevage et améliorer l'ambiance en batiments.

Témoignage

Henry ne sait pas si sans l’arrivée de son fils, Alexandre, sur l’exploitation, il aurait à ce point tout remis à plat. Aujourd’hui, ils disent tous les deux avoir retrouvé leur métier de paysan avec des résultats tangibles en structure de sol, en qualité d’herbe, en santé animale et en marge.

Henry : « Nous avions fait des essais avec le Bactériolit il y a une vingtaine d’années, mais nous n’étions pas prêts à prendre le temps pour la réflexion ».

 

Alexandre : « Nos réticences étaient avant tout techniques et le déclic a été le Bactériolit concentré parce qu’on l’appliquait plus facilement. Nous avons attaqué en 2012 avant tout dans le but de valoriser nos fumiers. On s’est dit que nous allions repartir du sol et voir ce qu’il y avait de mieux pour lui ».

 

Henry : « L’arrivée d’Alex a été l’occasion d’une remise à plat de mon système. J’étais resté sur ce que j’avais appris à l’école avec le NPK comme base. La vie microbienne, ce n’était pas important. Il y avait de l’engrais soluble, on avait tout ce qu’il fallait pour produire. Je ne sais pas si sans Alex, à 52 ans, je me serais à ce point remis en question. Il a été un détonateur ».

 

Alexandre : « Les premières observations, c’est sur l’aspect visuel du fumier. Sur du fumier sorti il y a quinze jours, il y a déjà des champignons.

 

Sur la santé des bêtes, il y a eu tout de suite également une amélioration de l’ambiance générale

 

En frais vétérinaires, aujourd’hui nous sommes vraiment au ras des pâquerettes. C’est très rare de voir le véto dans l’hiver alors qu’il y a 140 vêlages. Au niveau des diarrhées des veaux, l’évolution a été notable et depuis que nous travaillons avec Bactériolit, nous n’avons pas eu de pépin sanitaire. Plus nous avançons, plus les résultats sont là. En plus, nous avons investi dans un séchage en grange. C’est tout notre système qui a évolué et le Bactériolit en fait partie. Nous avons pris le problème par le bon bout. Nous avons commencé à travailler avec Bactériolit, puis nous avons continué à travailler sur la qualité des fourrages et leur conservation avec le séchage et nous sommes logiquement passés en Bio. Dans l’avenir, surtout en viande bovine, je pense qu'il faudra se démarquer et apporter au consommateur une viande certifiée ».

 

 

Henry :

 

Nous avons retrouvé notre métier de paysan

 

« Dans le métier qu’on nous avait appris, on maltraitait les terres, il en fallait toujours plus, nous étions dans une spirale infernale. J’apprécie beaucoup aujourd’hui notre approche. Nous sommes libres de nos choix ».

 

Alexandre : « Nous redevenons paysans au sens le plus noble et en passant en Bio notre démarche doit être encore plus pointue. C’est enrichissant. Ce sont de belles découvertes à chaque fois. Aujourd’hui, nous produisons un foin très riche, très équilibré et aussi très digestible et ça, c’est une des forces du Bactériolit.

Avec le séchage, nous avons fait un bond en avant. Nous sommes passés d’un foin tardif à un foin précoce et d’un ensilage d’herbe à du foin. Avant de faucher,  nous voyons comment la nature des plantes a évolué. La hauteur du foin, l’épaisseur du talon, ça n’a plus rien à voir. Aujourd’hui, on y trouve du lotier, d’innombrables variétés de trèfles, de la luzerne et même du sainfoin qui a pris sur des argiles. Avec le fumier ensemencé avec du Bactériolit, on gagne sur le temps d’épandage et on peut mettre les bêtes dix jours après sur les parcelles et elles mangent et ne font plus de refus.

 

Nous n’avons plus du tout d’odeur à l’épandage

 

A la sorti e de l’hiver, nos prairies sont plus vertes, elles ne blanchissent plus. En période de sécheresse, la flore souffre moins.

 

Quand nous avons fait un profil de sol, c’est la profondeur de l’enracinement qui nous a surpris. C’est fou de voir comment les racines se fraient un chemin dans les argiles. Ça a été une grand découverte ».

 

Henry : « Les bêtes poussent mieux au pré qu’à une certaine époque ».

 

Alexandre : « En teneur en oméga 3, nous sommes bien. Il y a des bouchers avec qui on travaille qui font maturer des parties
de carcasses pendant trois mois sans que la viande ne bouge. C’est un signe évident de qualité ».

 

Henry : « Avant, quand on récoltait dans des conditions difficiles, on pouvait faire des ornières qu’on gardait pendant trois ou quatre ans. Maintenant, elles disparaissent d’une année sur l’autre. Nous avons des parcelles qui étaient difficiles et qui maintenant se retournent comme de la cendre alors qu’avant c’étaient des blocs d’argile. Même chose pour une parcelle où l’eau faisait un lac en cas de grosses précipitations. Aujourd’hui, tout est absorbé par le sol ».

 

Alexandre : « Ça a beaucoup de sens de dire qu’on travaille pour la planète. Après, il reste des choses à faire au niveau méthanisation par exemple. Il y a des techniques  qui vont s’imposer. Il faudra les adopter pour valoriser au mieux nos déchets qui n’en sont pas puisque c’est une richesse qu’on laisse encore partir. Nous avons un peu de solaire sur les toits. 

 

Petit à petit nous gagnons en autonomie et au niveau de la marge, il n’y a pas photo

 

Henry : « Il y a l’amélioration de nos pratiques culturales et aussi l’effet racial qui joue énormément. On est aujourd’hui une
des viandes les plus chères. D’ailleurs, je trouve que la race Aubrac et la SOBAC ont des trajectoires parallèles, pleines de bon
sens. Dans l’esprit, c’est une même prise de conscience, de la logique avec des résultats tangibles au bout ».

 

Alexandre : Je pense que ma génération a évolué par le fait qu’elle a choisi son métier. C’est déjà une force. Henry : « Autant tous ces changements ont été un bouleversement, autant j’en suis heureux et fier aujourd’hui. Ça a redonné du sens à mon métier. On ne le fait pas seul, on se sent porté par un courant de société ».

 

Résultats

Ils utilisent du Bactériolit depuis 2012 pour valoriser les effluents d'élevage et augmenter la fertilité naturelle des sols.

 

  • Repartir du sol
  • Changement de l'aspect visuel du fumier, 0 odeur à l'épandage
  • Amélioration de l'ambiance des bâtiments
  • Réduction des frais vétérinaires
  • Amélioration qualitative de la flore et des fourrages
  • Diversité floristique
  • 0 refus
  • Meilleur enracinement
  • Travail du sol plus facile
  • Evolution des pratiques en adéquation avec les attentes sociétales