Témoignage et résultats Denis et Élodie Bisiaux J'ai réduit ses apports d’engrais tout en maintenant ses rendements. Après dix ans, il estime avoir gagné 15 à 20 % de marge. 44 ha d’exploitation : 34 ha de terres cultivables et 10 ha de prairies. Betteraves, blé, escourgeon, maïs, prairies. Reprise de l’exploitation par Élodie en 2026. Utilisateurs SOBAC depuis 2016. 2026 Solesmes 59730 Nord Témoignage Installé depuis 1989 sur la ferme familiale, Denis Bisiaux a toujours mené de front l’exploitation et une activité salariée dans le monde agricole. Depuis une dizaine d’années, il fait évoluer progressivement son système avec SOBAC : baisse des intrants, simplification des pratiques tout en restant dans le haut du panier au niveau des rendements. Une trajectoire qui a convaincu sa fille Élodie, 38 ans, de revenir sur la ferme pour reprendre l’exploitation en 2026 et d’y développer une activité maraîchère. « Le coût à l’hectare a baissé » Denis Bisiaux : Au fur et à mesure des années, j’ai surtout ressenti les économies sur les engrais. Avant, j’utilisais environ 28 tonnes d’engrais par an : 14 tonnes d’ammonitrate et 14 tonnes de complet. Aujourd’hui, j’ai réduit d’au moins 30 % mes apports azotés sur céréales. Je ne dépasse plus 170 unités d’azote sur blé, alors qu’avant j’étais à 220. En betteraves, j’ai réduit de 40 unités. En maïs, je suis passé de 170 à 100 unités, soit −40 %. J’ai aussi fortement réduit les phytosanitaires. Au lieu de trois passages, j’en fais souvent deux, parfois un seul selon les années. « Les rendements restent là » Malgré cette baisse d’intrants, les performances techniques demeurent solides. Denis Bisiaux : Cette année, en blé, je suis entre 85 et 90 quintaux. En escourgeon, pour 160 unités d’azote apportées et 75 kg/ha de semences semées, je fais 97 quintaux soit une efficience de 1,6 unité d’azote/quintal. En betteraves, après une campagne difficile l’an passé, je suis remonté cette année à 82 t/ha avec 20 % de richesse. Je suis dans la moyenne haute des rendements, mais surtout dans le haut du panier en termes de rentabilité. C’est là toute la différence. « Ce ne sont plus des terres, c’est une banque » Denis Bisiaux : Sur dix ans, j’estime avoir gagné entre 15 et 20 % de marge parce que les charges ont baissé sans pénaliser la production. Les analyses de sol restent bonnes sur la potasse et le phosphore. On dépense moins, les valeurs sont toujours là, et les récoltes restent au niveau. Un technicien m’a dit en voyant mes analyses de sol : « Ce ne sont pas des terres que tu as, c’est une banque. » « Grâce à SOBAC, j’ai une parcelle qui n’est plus inondée » Le travail engagé porte aussi ses fruits sur le fonctionnement agronomique des parcelles. Denis Bisiaux : J’ai une parcelle inondable en fond de cuvette où tout le bassin versant arrivait. Avant, j’avais souvent 50 à 60 cm d’eau sur 2,6 hectares. Depuis 5 ans, elle n’est plus inondée. Sur le maïs aussi, on voit la différence : alors que d’autres champs sèchent plus tôt, le mien garde encore des feuilles vertes. Les résultats > 15 à 20 % de marge gagnée sur 10 ans ; > 28 tonnes d’engrais par an réduites à 12–15 tonnes ; > suppression de l’engrais complet ; > diminution de 30 % d’azote sur blé et de 40 % sur maïs ; > un passage phyto supprimé. Rendements indiqués : blé : 85 à 90 q/ha ; escourgeon : 97 q/ha ; betteraves : 82 t/ha à 20 % de richesse. « Revenir sur la ferme m’a donné envie » Élodie Bisiaux : Voir mon père prendre ce virage m’a donné envie de revenir. Je travaillais depuis 15 ans dans la logistique, mais je voulais retrouver du sens et construire quelque chose de durable. Je vais développer le maraîchage sur l’exploitation, avec la même logique : qualité, goût, conservation, vente directe et respect du sol. Le conseil de proximité compte beaucoup. Avec SOBAC, je sens un accompagnement technique plus qu’une logique commerciale, et cela me motive.